7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Santini tacle Ranieri

Manager général du Paris FC depuis quatre semaines, Jacques Santini se livre aujourd'hui dans Le Parisien. Extraits.

"Si j’avais voulu entraîner, je l’aurais fait ailleurs. Hier, on m’a encore proposé la Chine. Je découvre des contraintes inhérentes au foot amateur. Mais même si on est en 3e division, on se doit d’être exigeant comme avec les joueurs hors normes que j’ai dirigés. Ce qui m’a toujours guidé, c’est l’intérêt de l’équipe, même si, pour cela, il faut trancher méchamment.

C’est le projet du Paris FC qui m’a guidé. Mais si je n’avais pas déjà occupé ce poste à Lyon, avec une certaine réussite d’ailleurs, je n’aurais jamais accepté. Je sais que le président avait pensé à d’autres personnes avant moi, mais ce n’est pas à 60 ans que je vais prendre ombrage de tout ça. En Angleterre, des entraîneurs avec un gros passé viennent diriger des équipes de division inférieure, sans que personne pose ce genre de questions. Chez nous, ce n’est pas dans la mentalité. Pourquoi est-ce Ranieri qui se retrouve à Monaco et pas Santini alors que j’aurais été capable de faire beaucoup mieux ?

Mon expérience à la tête des Bleus ? Il y aura toujours un petit goût d’inachevé. Un entraîneur est souvent seul, mais un sélectionneur encore plus. Moi, je ne venais pas de la direction technique nationale et personne ne m’a aidé. C’était plus facile de taper sur Santini. La signature d'Anelka a la Juve ? Je trouve ça incompréhensible. Mais je peux vous dire que, du côté de Saint-Etienne ou de Grenoble, il y a beaucoup de supporteurs de la Juve qui ont déchiré leur carte…"