Monseigneur Lebrun a l'Esprit Sainté

27/10/2010
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Evêque de Saint-Etienne, Mgr Dominique Lebrun se confie aujourd'hui dans La Croix.

 

"En tant qu’amateur de football, j'ai très mal vécu l'échec de la coupe du monde. J’ai cessé de regarder les matchs de l’équipe de France, une réaction un peu primaire qui vient de quelqu’un que cette situation faisait souffrir. Le terme peut paraître fort pour ceux qui attachent peu d’importance à une activité qui occupe le quotidien de millions de personnes. En tant que prêtre, cet échec m’a d’une certaine manière rassuré. Même dans le cadre du football professionnel, avec une montagne d’argent à la clé, le sport reste une activité humaine et faillible. L’argent ne peut pas tout, les dieux du stade, beaucoup trop payés à mon sens, sont tombés de leur piédestal, et on ne peut que s’en féliciter. Sans tomber dans l’écueil du bouc émissaire, je dirais aussi que des hommes ont failli à leur mission. On les a remplacés, c’est une bonne chose.

 

Au-delà de leur performance, les footballeurs, porteurs de l’identité d’un pays, n’ont pas tous les droits. En football, il n’y a pas que les 17 règles du jeu que les joueurs doivent respecter sous le contrôle de l’arbitre. Les joueurs sont assujettis exactement aux mêmes codes de vie que les autres. Encore une fois, le sport est une activité spécifiquement humaine. Les animaux n’organisent pas des compétitions de football, que je sache ! Alors, il ne faut pas s’étonner qu’il y ait des dérapages. Le sport est humain et l’homme est faillible.

 

Il ne faut pas limiter ce sport aux stars de l’équipe de France. Je vis à Saint-Étienne, une ville où ce sport joue un rôle considérable, et je vais très régulièrement au stade Geoffroy-Guichard. Croyez-moi, c’est un bel endroit de partage et il n’y en a pas tant que cela dans notre monde. Contrairement à ce qui se dit, l’ensemble des joueurs et du public estiment profondément l’adversaire. Et c’est un arbitre qui vous le dit. On peut mettre en avant les rares mouvements d’humeur où l’arbitrage est mis en cause, mais, en treize ans d’arbitrage, j’ai surtout rencontré beaucoup de respect. « Aimez-vous les uns les autres », cette phrase de l’Évangile est beaucoup plus présente qu’on ne le croit sur les terrains de football.

 

Si je pouvais ajouter mon grain de sel d’ancien arbitre, j’aimerais que les états généraux se penchent sur une question : on a changé une règle d’arbitrage dans les années 1990. Avant, quand un footballeur jouait une touche au mauvais endroit, l’arbitre lui demandait de recommencer. Aujourd’hui, la nouvelle règle prévoit qu’on donne la balle à l’adversaire, présupposant ainsi que le joueur a essayé de tricher. C’est un détail, mais il est symbolique de ce qui ne va pas bien dans le football. On fait trop confiance aux systèmes et pas assez à l’individu."

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