Alain Michel, âgé à Alger
Entraîneur du Mouloudia, Alain Michel évoque son expérience algérienne aujourd'hui dans La Nouvelle République.
"Le MC Alger est le club le plus populaire d'Algérie : un mélange de l'OM, Saint-Etienne et Reims. Le problème, c'est qu'il n'a pas gagné de titre depuis dix ans et l'attente des supporters est très forte. Lorsque je suis arrivé en octobre 2008, l'équipe était dernière. On a fini à la 5ème place en se qualifiant pour une coupe arabe. Cette saison, après dix journées, nous sommes 2èmes à un point de Annaba, mais avec un match en retard. On a perdu dimanche après sept mois d'invincibilité. Le budget (entre 3 et 4 M€) nous situerait entre la L2 et le National. Une prime de victoire, c'est 50.000 dinars, l'équivalent de 500 €. Ce n'est pas énorme pour le leader d'une D1, mais à l'échelle locale, c'est deux fois le salaire mensuel d'un enseignant !
Je suis en place depuis 13 mois. C'est un record au club depuis 1995. Mon bilan me donne une certaine crédibilité, même si je n'ignore pas qu'ici, l'espérance de vie est de deux matchs ! Dans la rue, les gens sont très sympas avec moi. Quand ils me reconnaissent, je signe des autographes, je fais des photos, c'est très rare quand je paie mon café. J'ai toujours plaisir à aller diriger des séances d'entraînement, mais je ne sais pas si je ferai cela encore très longtemps. A 61 ans, j'ai envie d'équilibrer ma vie familiale et dans un proche avenir je me verrais plutôt directeur technique national ou sélectionneur d'un pays africain."