Hervé le bras cassé
Patron du bar Le P'tit Vert au coeur de Lyon, Hervé Revelli n'est jamais à court d'anecdotes pour ses clients... et pour France Football, qui en relaye certaines dans sa dernière édition.
"On n'est pas fatigué lorsqu'on gagne. En 69, on joue le Bayern en 8ème de finale de Coupe d'europe et ici, à Gerland. on perd 2-0 là-bas. On gagne le retour 3-0, on se qualifie et le dimanche suivant on joue l'OL, ici, à Gerland. Ils nous avaient dit qu'ils nous mettraient une trempe, on leur en a filé sept, j'en ai mis deux. Quand tu es sur une lancée positive, la fatigue n'y est plus.
Lors de la saison 74-75, je joue contre Nice, mon ancien club, et je me casse le bras. Deux semaines plus tard, je marque quand même d'une tête plongeante le but de la victoire lors du derby. Je me souviens d'un coup franc où je me place dans le mur. Un joueur lyonnais dit "tapez lui sur le bras !" Mon ami, le Lyonnais Baeza a dit à son coéquipier : "Ne fais jamais ça, sinon tu auras affaire à moi ! Cela m'est resté.
Le Saint-Etienne d'aujourd'hui me rappelle le mien. C'est un groupe uni où quelques pesonnalités se fondent dans le moule. C'est une équipe qui mouille le maillot. Elle a cravaché en finale de la Coupe de la Ligue, mais ces joueurs gardent la niaque, même quand ils sont laborieux."