La mise au verre de Papa Gelson
Il a gardé les vaches à la caserne de Sion avant de devenir poseur de sol, serrurier puis l’un des deux concierges du stade de Tourbillon. Avant-hier, José Maria Fernandes a suivi les débuts de son fils en Coupe du Monde dans un petit bistrot avec beaucoup d'Espagnols. "Je dois vous avouer que quand je me suis couché, j’étais rond ! C’est vrai, après la partie, on a bu un bon verre pour célébrer l’événement" explique papa Gelson dans le quotidien suisse Le Matin. "Gelson était au bon endroit, au bon moment. Il a fait un match magnifique, comme tout le groupe. Maintenant, on n’a gagné qu’une fois, il faut continuer de travailler, de jouer comme ça. Le Chili et le Honduras sont des adversaires coriaces, difficiles. On n’est pas encore champion du monde. J’ai reçu énormément de messages de félicitations. Mon fils est en sélection, je ne veux pas le déranger. C’est lui qui m’appelle en général. Si je l’ai ces prochaines heures au téléphone, je lui souhaiterais bonne chance pour la suite. Et, surtout, je lui répéterai qu’il doit rester toujours le même."
Message reçu par le fiston, humble et altruiste dans Le Nouvelliste : "Comment c'est arrivé? Mais je suis l'action, rien d'autre! On est tous censés la suivre, tout en calculant bien sûr le travail à faire pour revenir et boucler notre zone. Je la mets au fond parce que j'étais là, je n'ai pas grand mérite. Eren Derdiyok fait un travail fantastique. Ce n'est pas mon but, n'importe quel joueur aurait pu être à ma place, c'est le but d'une équipe. Je dois tout à mes parents. C'est à eux que j'ai pensé après le match, c'est à eux que je pense encore."