7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

C'est Larqué-type

Larqué fait du Larqué aujourd'hui dans Le Midi Libre. Morceaux choisis. 

N’aurait-il pas été possible de faire comme au Bayern Munich. Que les anciennes gloires deviennent entraîneurs ou dirigeants ?
Mais bien sûr, ça aurait été possible d’autant que la plupart sont restés dans le football. Simplement, jamais personne n’a souhaité les réunir. Chaque dirigeant en a pris un de-ci, un de-là, comme un saupoudrage. Pour se donner bonne conscience en disant "voilà j’ai pris un ancien, maintenant laissez-moi faire…". Et la totalité a été ensuite priée de quitter le club. Nous devions leur faire de l’ombre…

C’est quoi exactement le problème à Saint-Étienne ?
Permettez-moi de faire une radioscopie rapide du club. A Saint-Étienne, les structures sont excellentes, le stade formidable et l’environnement exceptionnel. En outre, les finances sont saines, car je vous rappelle que voici deux ans, l’ASSE a fait un excédent de 5 M€. Sportivement, l’équipe est plutôt bonne, même si elle est un peu surfaite à mon goût et le staff, à l’image d’Alain Perrin, est de qualité. Il reste la direction et là, entre un président Caïazzo qui se cache à Paris dès qu’il y a le feu, entre un co-président Romeyer qui est surtout un supporter et un directeur général, Vincent Tuong Cong, qui se comporte comme le troisième président du club en intervenant même dans le domaine sportif, je crois que les problèmes actuels de l’ASSE proviennent surtout de là. J’ai peur que la situation ne se dégrade.

Seriez-vous prêt à replonger ?
Non, pour moi c’est fini. Mais d’autres personnes pourraient le faire. Tout est question d’argent.