7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Non Jef t'es pas tout seul ! (bis)

Jugé dans l'affaire des comptes de l'OM, Jean-François Larios a accordé une longue interview à Benjamin Danet. Extraits de cet entretien, publié dans la Pravda Mag du 27 janvier dernier : Avez-vous l'impression que vous avez longtemps payé ce différend avec Michel Platini ? Oui (silence). Oui, bien sûr. Pendant très longtemps même. Et pas que dans les histoires de boulot. Tout ça s'est étendu. Certains journalistes ont pris le relais. Thierry Roland et Bernard Père, par exemple, m'ont littéralement massacré. Certains joueurs, avec qui je jouais, ont été obligés de prendre parti. C'était l'un ou l'autre, pas les deux. Il ne pouvait et il ne peut toujours pas y avoir Platini et moi dans le même groupe. Que ce soit parmi les anciens Verts ou parmi les anciens de l'équipe de France. Même si j'ai toujours des contacts téléphoniques avec pas mal d'anciens coéquipiers, je ne veux pas d'histoires... Vous auriez pourtant pu n'être jamais associé à Michel Platini, puisqu'on dit qu'en 1980 le Real Madrid avait voulu vous engager. Ce que le président de Saint-Etienne, Roger Rocher, vous aurait, paraît-il, caché... Pourquoi "paraît-il" ? C'est vrai. Tous mes ennuis sont partis de là. Ma carrière aurait été radicalement différente si je m'étais tiré de Saint-Etienne à ce moment là. Lorsque j'ai su que Rocher m'avait caché l'intérêt du Real, j'étais écoeuré. Il m'avait pris pour un con, m'avait menti. Derrière, il y a en plus la caisse noire, une drôle d'affaire encore...