Galette régale Liza
Christophe Galtier s'est exprimé au Club Liza sur RTL ce soir peu avant 21h00. Une intervention articulée en quatre thèmes avec une formule de Nanard en bonus-track.
Le chamboulement de l'intersaison
"On sort d'une saison bonne sur le plan du classement mais j'ai émis le souhait de bouleverser de façon importante l'effectif pour essayer de faire table rase des saisons précédentes. J'ai été suivi par ma direction, c'est qui a amené beaucoup de chamboulements. Pour modifier l'effectif, il fallait qu'il y ait des départs avec des rentrées d'argent. Il y a donc eu un accord de principe avec Dimitri pour le laisser partir cet été. Il y avait aussi un accord avec Blaise Matuidi. Il avait déjà fait quatre ans au club. J'estime qu'à un certain moment, si ces joueurs là émettent le souhait de partir et que le club s'y retrouve, c'est bien pour les deux parties. Entretemps, Toulouse est aussi venu solliciter de manière assez forte Manu Rivière. Ça a permis de faire rentrer de l'argent, d'alléger la masse salariale et de motiver l'effectif."
La gestion humaine d'un entraîneur
"Savoir gérer un groupe, c'est la clé pour un entraîneur. On s'aperçoit dans le championnat qu'il y a peu d'erreurs sur un plan tactique de la part des entraîneurs français. Peut-être que la différence se fait à la fois sur la qualité des joueurs que vous avez mais aussi sur la manière dont vous managez. Aujourd'hui, le rôle d'entraîneur n'est plus celui d'il y a quinze ans. Quand je parle avec des entraîneurs qui ont beaucoup plus d'expérience que moi, ils me font bien comprendre que le métier a changé. Les mentalités ont changé, les médias ont changé, l'environnement auteur du football et des joueurs a changé. Le joueur a besoin aujourd'hui d'être cadré, il faut qu'il soit aussi chouchouté. Une des bases me concernant c'est d'être très observateur, de lire beaucoup et d'être à l'écoute de ce que disent les anciens. J'écoute beaucoup ce que disent les entraîneurs qui ont 300 ou 400 matches de Ligue 1 derrière eux, qui ont connu la réussite et malheureusement l'échec. Je me sers de ce qu'ils disent."
Les lofteurs
"Concernant Boubacar Sanogo, Sylvain Monsoreau et Mustapha Bayal, il faut tout resituer dans le contexte car il est facile de faire parler les joueurs, ils disent ce qu'ils ont envie de dire. Ces joeurs là ont été avertis à un certain moment que le club ne comptait plus sur eux. Certains avaient même émis le souhait de partir. Quand j'ai fait mon deuxième stage, j'ai pris la décision de laisser certains joueurs dans un groupe 2 de travail. Je ne pouvais pas faire un deuxième où ça allait être la recréation. Quand on part en stage, on fait une cohésion de groupe. Je suis parti avec un groupe bien précis. Après il y avait les places disponibles dans le vestiaire, il a fallu faire des choix. J'ai émis certains souhaits au niveau de la direction, la direction a émis certains souhaits sur le plan de la masse salariale. Le club a pris des décisions. Ces trois joueurs travaillent avec le groupe 2, qui comprend des joueurs professionnels, des stagiaires et des aspirants. Ils sont sous la direction de l'entraîneur de la formation. Sont dans l'obligation de venir au petit déjeuner les joueurs qui font partie de l'effectif professionnel. Il n'y a pas de joueurs autorisés ou interdits à prendre un petit déjeuner, il y a des joueurs qui font partie d'un groupe professionnel défini à un certain moment. Les trois joueurs cités n'en font pas partie. Ce n'est pas une explication, c'est la réalité."
Les derbies
"Ce sont des échéances importantes. C'est la première fois qu'il y a deux derbies dans une semaine. C'est la première fois dans l'histoire de la coupe de la Ligue qu'il y a un Saint-Etienne-Lyon. La dernière victoire contre Lyon à Geoffroy-Guichard remonte à 1994. Mercredi c'est un match important pour nous. Je suis sûr que ce match est plus important pour nous que pour les Lyonnais, qui sont engagés dans d'autres compétitions, qui aspirent à autre chose. Ils ont d'autres objectifs. Je me prépare, on ne s'est préparé que sur le match de mercredi. Il n'y a qu'un objectif en tête : éliminer l'OL. A un certain moment, si Saint-Etienne veut rester ce qu'il représente au niveau des supporters en France, les gars doivent se retrouver au stade de France et lever un trophée dans les années qui viennent."
"Galtier, le petit Deschamps" (Bernard Caïazzo)
"Houla, je suis en train de regarder s'il n'y a pas le feu chez moi là ! (rires) Non, c'est un compliment de me comparer à Didier. Didier à son parcours, si je peux me mettre à son niveau, c'est bien."