Subiat drogué ?
Dans un mini-dossier du Matin suisse, la moitié du duo Subiat-Revelles chargée des déviations de la tête, a partagé ses impressions sur l'instant dont rêve chaque joueur de foot : celui juste après avoir marqué un but. Au moment d'évoquer ses (nombreux) souvenirs, Nestor Subiat est très en verve : "C’est une sorte d’explosion interne. C’est une drogue euphorisante aux effets durables, que l’on ressent parfois jusqu’à quelques minutes après une réussite".
Un orgasme footballistique que l'ancien international suisse assure avoir ressenti à chacun de ses buts, mais n'était pas pour autant le prétexte à des célébrations préparées : "Certains préparent leurs célébrations, mais ça ne me plaît pas. Même si j’aimais beaucoup Thierry Henry, je trouvais sa manière de fêter très arrogante. Cela doit être instinctif. En finale de la Coupe avec Lugano en 1993, lorsque je marque le deuxième, je m’agenouille spontanément devant la tribune tessinoise, en larmes. Les émotions étaient trop fortes". On comprend mieux le panard que Nestor a dû prendre un soir de janvier 1999, après son triplé face à Cannes...