7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Le derby refroidit Robby

Robert Herbin revient sur la défaite des Verts face au vilains dans la dernière édition du Progrès. Extraits.

"Il y avait un écart assez important entre le jeu de l’OL et celui de l’ASSE. Les Lyonnais ont maîtrisé leur football. Ils ne se sont jamais affolés. S’il y a une équipe qui s’est montrée plus créative c’est bien Lyon (...) Nous, on est resté très groupé, très, voire trop prudent. (...) J’ai l’impression que les Verts étaient timorés, tétanisés, angoissés, craintifs. Pour avoir un peu d’indulgence, je me suis demandé si ce n’était pas le froid. Ils n’ont jamais réussi à se débloquer, mis à part quelques rushs en fin de match (...) Compte tenu du parcours réalisé jusqu’à présent, c’est assez décevant.

Bastos marque un but assez surprenant. La frappe est belle, violente, mais je considère que le principal responsable c’est le mur. Il s’est complètement désagrégé. Ruffier a cherché à anticiper. Le temps qu’il réagisse de l’autre côté, c’était trop tard. A l’ASSE, seul Perrin a tenté de secouer le cocotier. Mais ça n’a pas beaucoup suivi. Lui et Malbranque furent au-dessus du lot (...) Est-ce que les Verts vont se remettre de cette défaite ? Oui car tout d’abord nous n’avons pas été battus par des tocards. Il va juste falloir tirer les leçons de ce qu’il s’est passé."