Magimel et magie verte
Extrait d'un entretien de Benoît Magimel paru dans la dernière édition du magazine Surface.
Tu as une équipe de coeur ?
Je suis né en 1974, donc, quand j'étais môme, j'aimais les Verts. Saint-Etienne est la première équipe qui faisait rêver en France. J'aime bien quand il y a plus de coeur. Marseille reflète ça aussi, parce qu'il y a de l'engouement. J'aime aussi la ferveur qui règne en Angleterre et qui est assez impressionnante. Je me rappelle avoir vu France-Angleterre pendant l'Euro au Portugal. Les supporters anglais étaient très nombreux et restaient tout le temps debout. Tu sens que c'est à la vie, à la mort. En France, c'est quand même moins une religion. Il y a certes des passionnés mais quand tu vois l'Angleterre, l'Espagne, l'Italie ou l'Argentine, tu sens que le foot, c'est autre chose. En Argentine, c'est carrément quelque chose de social. Dans les clubs les plus importants, on aide les gens défavorisés qui ont la carte du club. Tu peux être soigné, avoir droit au dentiste. En Argentine, le fondement de la société, c'est le football.