Battles bien raisonnable ?
Dans un entretien publié aujourd'hui sur le site de So Foot, Laurent Batlles explique qu'il est venu à Sainté pour remporter enfin une Coupe ! Morceaux choisis.
Généralement à 34 ans, les joueurs se barrent au Qatar pour la thune. Pourquoi avoir choisi de rester en France ?
Car je n’ai pas eu l’opportunité d’aller à l’étranger. Si j’avais eu des contacts hors de l’hexagone, peut-être y aurais-je réfléchi. Mais ça ne s’est pas présenté. Ensuite, j’ai eu l’occasion de signer dans un club mythique en France donc j’ai foncé.
Vous ne souhaitiez pas continuer à Grenoble en Ligue 2 ?
Ça n’est pas aussi simple que cela. En milieu de saison, j’ai proposé un marché à Grenoble. Je souhaitais rester là-bas et en accord avec mon coach, je leur ai présenté une sorte de deal. Je suis même allé jusqu’à diviser mon salaire par deux pour faire remonter le GF38 en Ligue 1. Au début, Grenoble a refusé puis le club est revenu vers moi après le mois de mai. Mais bien trop tard. Saint-Étienne s’était déjà manifesté et j’avais déjà donné mon accord avec les Verts.
Depuis trois ans, Saint-Étienne vit une période délicate. Quelles sont les ambitions du club cette année ?
Christophe Galtier ne nous a pas fixé d’objectifs précis. Nous avons plutôt bien débuté notre championnat. Nous devons continuer et nous verrons en fonction des résultats. Il n’y a qu’à voir le début de saison de Ligue 1. Caen et Toulouse sont devants alors que Marseille et Bordeaux ferment la marche. Ça ne sert à rien de se fixer des objectifs avant sept à huit matches.
Vous n’avez pas peur de faire banquette au sein d’un milieu très fourni (Matuidi, Perrin, Landrin etc) ?
Non non je n’ai pas peur. Je ne suis pas venu dans l’optique de jouer 38 matches et je le sais très bien. Mais à mon âge, on sait qu’une saison est longue. Je vais essayer de faire ma place petit à petit.
Quels sont vos objectifs personnels ? Gagner une Coupe nationale ?
Je suis un joueur sans palmarès. C’est une particularité comme une autre. J’ai joué plus de 400 rencontres en première division mais je n’ai jamais rien gagné. J’ai raté une finale de Coupe de l’UEFA avec Marseille en 2004, j’ai perdu beaucoup de demi-finales. Mais pour répondre à votre question : oui ça me démange de soulever un trophée et je suis aussi venu ici pour ça. Pour essayer de remporter enfin une Coupe.
Roland Romeyer a dit qu’il vous a préféré à Robert Pires car vous étiez meilleur que lui.
Ce sont juste des paroles de président. Il a tenu ces propos pour justifier le fait qu’il m’ait fait signer. Je le comprends. Mais Robert Pires, c’était un très grand joueur, plus fort que moi.