7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Les Fennecs ressemblent aux Eléphants

A la coupe du monde, il aura manqué un renard des surfaces aux Fennecs. Les Eléphants aussi ont priviligié leur défense, oubliant de tromper énormément les gardiens adverses. C'est le constat dressé par deux anciennes figures de l'ASSE sur le site de la FIFA.

Rachid Mekhloufi : "Les Algériens ont réalisé un bon parcours mais, comme souvent, on a le sentiment qu’ils auraient pu mieux faire. Avec un peu plus d’organisation, nos performances auraient été meilleures. Il aurait fallu mieux préparer la compétition, y aller un peu moins décontractés. Mais je pense que cette équipe avait atteint son pic en se qualifiant. La vraie performance a été de battre l’Egypte en barrage. Les joueurs s’étaient surpassés. On peut toutefois admettre que cette équipe a redonné espoir au peuple algérien, qui aime de nouveau son équipe nationale. Mais selon moi, l’équipe a joué contre-nature. Nous sommes faits pour aller de l’avant. Je nous ai trouvé obnubilés par la défense. Le match contre l’Angleterre en est le parfait exemple : nous avions une chance de battre un grand et nous l’avons laissée passer. C’était comme si personne n’avait autorisé nos joueurs à tirer... Le pays a besoin de chambouler sa vision globale du football. Il faut travailler en profondeur, dans la formation des jeunes et des entraîneurs. Impliquons au maximum les joueurs de 1982 qui arrive à maturité et l’avenir du football algérien sera plus clair."

Robert Nouzaret : "Il y a du mieux par rapport à 2006. Dommage que les Ivoiriens soient encore tombés dans un si gros groupe. Je suis déçu car ils pouvaient mieux faire en osant plus. Je pense notamment au match contre le Portugal (0:0). Ils ont voulu rectifier le tir d’une CAN décevante sur le plan défensif. Résultat, ils ont oublié de jouer avec leur force essentielle : la puissance offensive. Quand on dispose d’une équipe aussi talentueuse, ce n’est pas la peine de s’adapter à l’adversaire. Ecarter Vahid Halilhodzic si près de la compétition était risqué. Il était le mieux à même de rectifier le tir. Son tort a été de ne pas gagner la CAN… Mais on ne peut pas tous gagner ! Malgré toute son expérience, Sven-Göran Eriksson arrivait un peu tard pour apporter un vrai plus. Son rêve était de prendre quatre points. Il l’a fait mais ça n’a pas empêché l’élimination. Aujourd’hui la génération des Jeux olympiques 2008 arrive à maturité. Entourée par les cadres, elle peut nourrir de grands espoirs. Mais il faut que la génération dorée dépasse sa frustration et fasse les efforts nécessaires pour enfin gagner. A commencer par la prochaine CAN."