Coupet, arrêt de jeu (9)
Neuvième extrait d'Arrêt de jeu, autobiographie de Grégory Coupet parue ce mois de mai aux éditions du Rocher.
"Le 1er juillet 1994, je reçois un courrier de Jean-Michel Larqué pour me dire que je vais pouvoir signer mon premier contrat professionnel. Que du bonheur. Ça se gâte dans les mois qui suivent, c'est le moins qu'on puisse dire. A la fin du mois d'octobre 1994, je reprends ma place dans les buts. Elie Baup, qui a succédé à Jacques Santini, décide de mettre Robin Huc sur la touche. Mais le club est en pleine déconfiture, les résultats nous envoient en fin de classement. Le paradoxe est que ça ne me mine pas. A l'instar d'autres jeunes qui sont dans l'équipe, je me délecte surtout du bonheur d'être à l'ASSE. C'est notre club, on veut le défendre du mieux qu'on peut. On joue, on tente de prendre des points. Mais d'un côté il y a les jeunes, de l'autre les anciens. Et il ne faut surtout pas s'attaquer à notre bande. Elie Baup, avec qui je m'entendais très bien lorsqu'il s'occupait du centre de formation, doit gérer ce paramètre et ce n'est pas simple. Un matin, lors de l'entraînement, Lubomir Moravcik et Stéphane Santini ont un accrochage assez sérieux. Dans la seconde, tous les jeunes rappliquent. Nous sommes prêts à défendre notre pote."