7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

C'est déjà Noël pour Nanard !

Dans la dernière édition du Parisien,  Bernard Caïazzo affiche son soutien à Noël Le Graët, qui sera réélu demain à la présidence de la FFF sauf improbale coup de théâtre. Extraits.

"La FFF est une entreprise. Elle doit être dirigée par un vrai patron. Noël Le Graët en est un. C’est sa qualité première. En interne, chacun s’accorde d’ailleurs à lui reconnaître cette faculté à prendre des décisions rapides et efficaces. Après, ce n’est pas sa faute si tout le monde n’a pas eu le courage de monter sa liste et de se présenter face à lui (...) Les partisans de Duchaussoy ont voulu se servir de moi et de l’UCPF. Que le monde pro n’ait pas donné de soutien préalable n’a pas empêché Ponthieu ou Thomas de se présenter.

On ne peut pas être à la fois au conseil d’administration de la Ligue et à la FFF. Il faut quitter son club et je n’en ai pas envie. Je ne connais que 20% des dossiers, pas ceux des amateurs. Ma sphère de travail, c’est le monde pro. Après, chacun a le droit d’avoir ses propres fantasmes. Mais de là à me prêter des intentions que je n’ai pas… Etre en première ligne ne m’intéresse pas. Thiriez a beaucoup de mérite. Quand tu prends une décision, tu satisfais les uns et tu mécontentes les autres. Je ne briguerai jamais son fauteuil.

On soutient Noël Le Graët. Sa liste comporte des gens de talent. Noël me semble porté par cette volonté de réformer et de hisser notre football le plus haut possible. J’ai aussi senti chez lui, ces dernières semaines, la volonté d’évoluer vers une démarche empreinte de concorde et de cohérence. Après, on n’est pas toujours d’accord sur tout avec lui. On peut discuter de sa position sur les primes des joueurs de l’équipe de France, de l’arbitrage. Ce n’est pas Dieu. Il peut commettre un certain nombre d’erreurs, mais il défend l’intérêt du foot français. J’en veux pour preuve sa ténacité pour avoir Didier Deschamps.

Il s’est engagé à mener des discussions et des négociations intelligentes avec le Premier ministre et le ministre du Budget. En période de crise, il est normal que les plus aisés soient assujettis à une contribution exceptionnelle. Philosophiquement, on peut le comprendre. Mais, concrètement, cette mesure de taxer à 75% les plus hauts revenus des footbalelurs va avantager deux clubs : Paris, le seul à pouvoir payer les impôts de ses joueurs, et Monaco avec son régime fiscal particulier. Le paradoxe est consternant car, à partir d’une idéologie qui consiste à enlever des privilèges aux plus riches en les obligeant à partager, on aboutit à favoriser les deux symboles du luxe et de la richesse que sont Paris et Monaco ! Il convient de trouver des formes de compensation, car cette taxe ne manquera pas sinon d’entraîner le déclin de notre football, du moins l’appauvrissement de la Ligue 1. Si aucune solution n’est apportée, nos meilleurs joueurs partiront à l’étranger.

Olivier Sadran m'accuse d’être "dangereux pour l’unité du monde professionnel" ? Cette attaque est indigne d’un président de club. Sadran est un proche d’Aulas. Il me tient pour responsable de sa non-élection au dernier conseil d’administration de la Ligue. Même si j’avais voté pour lui, il n’aurait pas été élu. Peut-être que s’il était un peu plus assidu aux réunions… J’ai demandé à ce qu’on étudie à l’UCPF et à la Ligue un code de conduite et un barème de sanctions vis-à-vis de tout président de club dont les déclarations seraient susceptibles de nuire à l’image du foot français. Que celles-ci soient dirigées contre un autre président ou un arbitre…"