Brandao, plus fort que les moqueries
Moqué par Larqué mais défendu par Galette, Brandao est à l'honneur aujourd'hui dans Le Parisien.
"Comment le football brésilien a-t-il pu enfanter un avant-centre pareil ?" s'interroge Jean-Mimi. "Il est du style bulldozer. Il pèse sur la défense. Il fait un nombre de fautes digne d’un défenseur central extrêmement rugueux. Comme sa vitesse n’est pas celle d’un attaquant, il se met trop souvent hors jeu. Quant à ses contrôles, on a l’impression qu’il faudrait crever le ballon pour qu’il reste près de lui. S’il était polonais, on dirait simplement qu’il est solide et costaud, que la technique n’est pas là. Mais je ne connais pas un entraîneur qui fasse jouer quelqu’un qui n’apporte pas. Mes plaisanteries de garçon de bains ne résistent pas aux choix de Didier Deschamps et de Christophe Galtier."
Ce dernier s'agace quand on critique son avant-centre brésilien : "Tout ça n’est pas justifié parce qu’il a gagné partout où il est passé. C’est un point de fixation important, qui libère beaucoup les joueurs autour de lui. Il est présent sur tous les ballons. Il faut accepter qu’il puisse rater des buts. Le problème, c’est que les critiques, lui, il les lit et les entend. Il est très affecté par les propos qu’on tient sur lui." Et Renaud Cohade de renchérir : "Nous, on ne se moque pas de lui, on est très contents de l’avoir. C’est avant tout un compétiteur qui a un grand mental. C’est pour ça qu’il arrive à rebondir à chaque fois."