Mauvais jouor, Luis contre-attaque
Dans son "Luis contre-attaque" (paru le 27 mars dernier aux éditions Hugo & Cie), Fernandez - comment te dire - part en sucette quand il évoque les Verts.
Interrogé sur "l'affaire Herbin", l'animateur de RMC-Info voit rouge :
"Tu peux lire le communiqué du club s'il te plaît ? Moi je ne peux pas, ça va me faire gerber... C'est absolument révoltant. Mais Herbin devrait avoir le droit d'entrer, de sortir, de faire ce qu'il veut dans le club ! C'est un intouchable. Il a tout fait pour ce club. Les irresponsables qui dirigent ce club savent-ils que s'ils mangent aujourd'hui, c'est grâce à lui. Mais comment peut-on faire une chose pareille ? Comment ce club peut-il espérer redevenir grand avec des types pareils à sa tête ?"
Luis n'a pas digéré de ne pas avoir été choisi pour entraîner les Verts malgré ses relations avec Nanard :
"Le Président Caïazzo est un ami de longue date. On se connaît depuis qu'il était au Paris FC. Les restaurants, les vacances, on a fait pas mal de trucs ensemble. On doit se connaître depuis vingt ans. Avant qu'Elie Baup ou Fred Antonetti n'entraînent les Verts, on était déjà en contact. En 2006, il m'avait sollicité. On avait mis en place une stratégie, un plan de travail. On a rencontré ensemble les gens du club, Omar Da Fonseca, Vincent Tong Cuong. L'idée c'était d'avancer doucement pour ne brusquer personne. Réussir à m'imposer sans froisser personne. Je rencontre donc les personnes en question. Le projet m'intéresse et je pense les intéresser également. J'avance quelques conditions, notamment sur le recrutement. Une nouvelle réunion est organisée avec Caïazzo, Romeyer et Tong Cuong. A ce moment là, Caïazzo est partant.
Et là ils décident de consulter Aimé Jacquet. Parce que Jacquet, pour Saint-Etienne, c'est forcément un avis éclairé. Il est Stéphanois, connaît le club, la région, et puis c'est Jacquet. Depuis 1998, c'est un peu la Bible... Enfin je ne comprends pas bien mais c'est comme ça. Cette consultation débouche sur un revirement de Caïazzo. Il me dit : "Aimé a mal parlé de toi, il n'a pas aimé tes expériences au Qatar et en Israël." Là, franchement, des choses m'échappent. Mais Bernard Caïazzo, ajoute toutefois : "Ne t'inquiète pas, de toute façon ça va être voté au conseil d'administration." Dans le fameux conseil, on retrouve Bruno Gaccio, le type des Guignols. Le vote est effectué. Sur les treize voix, six sont en ma faveur et sept contre moi. Celui qui fait pencher la balance, c'est Vincent Tong Cuong ! C'est lui qui me barre la route, ce type c'est quand même Caïazzo qui l'a placé. Il aurait pu lui parler. J'ai du mal à m'expliquer ce qui s'est passé en coulisse, mais pourquoi m'avoir fait autant tourner en bourrique ? Le jeu semblait sans issue pour moi !"
Fernandez poursuit en taclant sévèrement Aimé Jacquet. Lors de l'échange téléphonique qu'il a avec Mémé, Luis lui balance : "Dites moi tout, vous avez un problème avec moi ou seuls vos amis ont le droit de travailler dans le foot français ? C'est la nouvelle règle de la DTN ? " Et Fernandez de conclure : "Il a formaté tout le monde. En tant que DTN Aimé Jacquet m'a empêché de travailler. J'en suis sûr. Jacquet, parce qu'il est champion du monde, c'est le roi à vie. Et après 98 le copinage a beaucoup fonctionné avec lui."