Youri se gargarise
Le Dauphiné Libéré publie aujourd'hui une interview de Youri Djorkaeff. N'écartant pas la possibilité de s'investir au GF38, son premier club pro actuellement partenaire de l'ASSE, l'ancien champion du monde est fier de voir son fils Oan perpétuer à Sainté la tradition familiale du ballon rond. Extraits.
"Si demain ça se fait avec Grenoble, il y a deux façons de le faire. Soit en tant que consultant : on a un regard, on essaye de porter un peu le club, d’être l’âme et mettre en place l’équipe. Ou alors à 2 000 %, au quotidien. Aujourd’hui, s’occuper de A à Z du club, je ne peux pas le faire, mais si demain je viens à Grenoble, c’est pour faire ça. Je suis dans un agenda qui n’est pas encore calé. Cela viendra surtout avec des rencontres, des projets. À Grenoble plus qu’ailleurs, pour moi, il y a un vrai challenge. Si un jour ça doit se faire, ça se fera. Est-ce que c’est le bon moment ? Sincèrement, aujourd’hui, je ne le sais pas. Si cela se faisait avec Grenoble, ce ne serait pas forcément pour être président. Ça peut être directeur sportif, ça peut être entraîneur. Aujourd’hui, je ne me vois pas entraîneur, peut-être que dans un an, ça aura évolué. J’ai envie de continuer à faire partie de la famille du foot. Sous quelle forme, je ne sais pas.
(...)
Aujourd’hui, un éducateur bénévole, qu’est-ce qu’il veut ? Il veut que son équipe gagne. Il va faire jouer les plus grands, les plus costauds, les meilleurs. C’est un faux débat. À 15 ans, on n’est pas professionnel, on est là pour apprendre. Ces dernières années, on n’a voulu que des résultats au détriment de la formation. Il faut arrêter de faire croire au jeune qui fait un bon match qu’il va signer professionnel. Il y arrivera seulement trois, quatre ans après. C'est le discours que je tiens à Oan. Il vient juste d’avoir sa licence. Je lui dis que ce qui est important, c’est de s’entraîner avec plaisir, d’apprendre. Il faut apprécier ces moments-là comme quelqu’un de 15 ans. Cette troisième génération de footballeurs chez les Djorkaeff, une fierté ? Bien sûr. Mon père est très content. C’est très rare d’avoir trois générations. Je suis en train de vivre ce que mon père a vécu avec moi. Le grand-père a un autre recul, il met moins la pression."