Kirikou toujours dans le coup
Le Parisien publie aujourd'hui une interview de Frédéric Mendy qui a perdu à Ajaccio son premier match avec Drancy (CFA) en 8ème de finale de Coupe de France le 8 février dernier. Extraits.
"Je suis arrivé ici par l’intermédiaire d’Amath Diedhiou, que j'ai connu à Dakar. On est du même quartier. Des connaissances communes m’ont parlé de Drancy. Je n’avais aucune autre proposition concrète. Je me suis donc dit que, plutôt de m’entraîner seul dans mon coin, il valait mieux signer quelque part, même en CFA… Mes mauvais choix sportifs et le décès de mes parents m'ont perturbé. La Grèce, j’y suis surtout allé pour l’argent mais, au bout de six mois, je n’étais plus payé. C’était une erreur de signer là-bas. Tous mes problèmes ont commencé lors de cette période. L’an dernier à Laval, ça s’est mal passé mais quand on n’est pas bien dans sa tête, ça se reflète forcément sur le terrain.
Je ne suis pas abattu. Je suis très croyant et je me dis que ce qui m’est arrivé était écrit. C’est dur d’être tombé si bas après avoir connu le haut mais je ne me plains pas. Je suis zen et je regarde devant moi. A Drancy, je ne touche que mon chômage et des primes. Ma famille est restée à Saint-Etienne. J’ai fait des sacrifices mais je n’avais pas le choix. Je n’ai jamais été un fêtard, donc la journée, je reste tranquillement chez moi à me reposer. Depuis que je suis arrivé, je ne suis presque pas allé à Paris sauf pour voir des amis sénégalais. Rien ne me détournera de mon chemin. Je n'ai pas tiré un trait sur le haut niveau. Je n’ai que 30 ans, pas 35. Je vais travailler d’arrache-pied pour retrouver la L1 ou la L 2… Si Bastia, m’appelle, j’y vais en courant !"