Les 400 coups de JJ
Jérémie Janot, qui a joué vendredi soir à Istres son 400ème match en pro, ne compte pas s'arrêter là. "Et maintenant ? Se fixer l’objectif d’atteindre le cap des 500 ? Je ne sais pas. Pourquoi pas ? Ce serait magnifique, monumental" déclare le gardien manceau dans la dernière édition du quotidien Ouest-France. JJ revient également sur les moments forts de sa carrière. Extraits.
"Mon premier match, je m’en souviens parfaitement. C’était à Toulon, en janvier 1997, au stade Mayol. Grégory Coupet venait d’être transféré à Lyon pour remplacer Pascal Olmeta. En revanche, je ne me souviens plus du 100e, du 200e et du 300e. Je suis fier d’atteindre cette barre des 400 parce rien n’a jamais été facile pour moi (...) Je dois aussi avoir 120 matches en réserve à Saint-Étienne car j’ai été trois ans la doublure de Jérôme Alonzo et un an celle de Dominique Casagrande. Ma plus grande source de fierté est d’avoir battu le record du plus grand nombre de matches disputés sous le maillot vert d’Ivan Curkovic. C’était à Geoffroy-Guichard pour mon 384e match. Pour moi, Ivan Curkovic est le plus grand gardien de but ayant évolué à Saint-Étienne. C’est lui le gardien des titres de champion de France, des aventures européennes. On ne peut pas égaler Ivan Curkovic.
Si je ne devais retenir qu’un match ? Non. Il y en a deux qui m’ont plus particulièrement marqué. Pour des raisons complètement différentes. Et vous allez comprendre pourquoi… Le premier, c’est en Ligue 2 avec Saint-Étienne, à Geoffroy-Guichard. Pour monter en Ligue 1, nous devons gagner. Le stade est plein à craquer, c’est chaud bouillant depuis le début. Et c’est Damien Bridonneau, que vous connaissez bien au Mans, qui nous libère en fin de match sur un but extraordinaire. J’ai cru que le stade allait exploser. On a mis deux heures pour quitter le terrain. La fête a été fantastique. Le deuxième grand souvenir, c’est le centième derby entre Lyon et Saint-Étienne à Gerland. Les Lyonnais nous dominent de la première à la 90e minute. Mais Dimitri Payet marque un but incroyable qui nous donne la victoire. Ce qui m’a marqué ce jour-là, c’est le silence de cathédrale qui a suivi cette réalisation. Alors que le stade était plein ! C’est ça, le football !"