7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

C'est Sly, oui...

Forfait face à son ancien club, Sylvain Monsoreau évoque le match Sochaux/Sainté (coup d'envoi ce soir à 21h00) dans la dernière édition de L'Est Républicain.

"Il est décisif pour les deux. Maintenant, on connaît bien la situation de Sochaux. Même si on gagne à Bonal, on restera dépendant de ce qu’ils feront à Arles lors de la dernière journée. Mais bon, pour moi ça reste une vraie finale… Avantage Sochaux ? A priori oui. Au niveau des points et parce qu’ils vont jouer devant leur public dans un stade plein. S’ils gagnent, ils sont qualifiés. Mais le challenge est excitant pour nous aussi. On a envie de mettre cette cerise sur le gâteau. La saison a été belle. On a montré qu’on était un groupe de qualité, déterminé. On reste sur deux échecs contre Lille et Rennes mais on s’accroche…

Sochaux a joué en semaine et nous, on est resté tranquilles. On espère les voir un peu fatigués en fin de match. Mais avec cet enjeu, je ne pense pas que ça sera si essentiel. Quand on joue l’Europe, le moral décuple vos forces… Je ne pourrai pas jouer à cause de mon tendon d’Achille et d’une fatigue générale. Je n’aurais pas pu être à 100 %. Surtout sur un match comme ça qui s’annonce ouvert, dur pour les défenseurs. Derrière moi, Bayal ou Marchal sont prêts à relever le défi.


A Sochaux, je redoute avant tout le collectif, la qualité de jeu. Sochaux, c’est un mélange de rigueur, d’insouciance et de créativité. Les Richert, Sauget ou Perquis apportent la stabilité. Après, sur le plan technique, dans la finition aussi, ils ont une génération super-talentueuse… Il faudra se lâcher. C’est ce qui nous a fait défaut par moments. L’ombre du maintien nous a un peu trop inhibés sur certains matchs. La fatigue est là pour tout le monde. Cela fait près d’un an qu’on est sous pression et si on finit dans les dix ça sera déjà pas mal."