J'y suis, j'y reste ?
Frédéric Antonetti se livre quelque peu sur le site de la Pravda.
Il se confie notamment sur les ambitions du Stade Rennais : "Contrairement à Marseille qui a une politique de résultats instantanés, on a choisi une politique sportive de patience. Parfois, ça peut payer rapidement, mais en général, il faut du temps."
Le berger corse continue son analyse, en comparant les moyens de son club avec les "gros budgets" du championnat : "Lorsqu'on a été premier, je ne voulais pas que les gens se mettent à rêver... A un moment, il faut aussi être lucide. Je n'ai pas de honte à dire que Lyon, Marseille, Bordeaux, Paris et Lille sont mieux armés. C'est mon expérience qui parle. L'OM et l'OL ont des moyens tellement supérieurs que les deux premières places sont déjà attribués. Mon seul regret, c'est de ne pas avoir pu recruter un attaquant, mais quelque part, c'est un mal pour un bien. Même si on souffre, les jeunes jouent et progressent plus vite. Si on m'avait dit qu'on irait à Marseille jouer la première place, j'aurais signé tout de suite."
Il n'hésite d'ailleurs pas à rappeler les objectifs du club breton : "Notre vraie place, c'est la tête du deuxième chapeau, donc sixième. Et si un gros n'est pas au rendez-vous et qu'il y a une surprise type Auxerre l'an dernier, j'aimerais qu'on soit cette équipe-là."
Quant à sa prolongation de contrat, Frédéric Antonetti reste plutôt évasif :"On a évoqué le sujet avec mes dirigeants, mais je leur ai dit qu'il fallait attendre. Pour resigner, il faut réussir sportivement. Sinon, je ne signerai pas. J'ai cette honnêteté-là."
Rappelons en effet qu'il arrivera au terme de son contrat en juin 2011...