Coupet, arrêt de jeu (4)
Quatrième extrait d'Arrêt de jeu, autobiographie de Grégory Coupet parue ce mois de mai aux éditions du Rocher.
"Lors de ma deuxième année eu centre de formation, je suis toujours stagiaire mais j'intègre l'équipe réserve de l'ASSE. Ce n'est déjà plus le même monde car je suis confronté à des pros. Ça se passe très bien, je m'entraine comme un malade. Ma mère est revenue sur Saint-Etienne, où elle refait sa vie, mais je vois toujours mon père qui me conseille. Il est dur avec moi et si parfois il m'arrive d'être content de mon match et de faire le coq face à un journaliste, il ne me loupe pas. En 1992-1993, la saison suivante, je reste en marge de l'équipe première. J'intègre de temps à autre le groupe et je dis bonjour à tout le monde.
Intimidant ? Et comment ! Lorsque tu rentres dans le vestiaire, c'est comme si tu pénétrais dans un sanctuaire. Tu es fier, mais inquiet, attendant que tout le monde soit assis pour être sûr de ne prendre la place de personne. J'ouvre grand les yeux, j'écoute tout. C'est fabuleux à vivre. Et quand tu t'entraines avec le pros, tu donnes tout, comme si tu disputais un match international. A cette époque, l'entraîneur Jacques Santini demande au responsable du centre que je fasse davantage d'entraînements en pro. Je trace peu à peu ma route."