Lemoine s'est mis au vert
Dans la dernière édition du quotidien Ouest-France, Fabien Lemoine évoque ses mises au vert avant de s'envoler dès demain après-midi pour Paris en vue de la finale de la Coupe de la Ligue.
"La grosse première image, c’est le stade Geoffroy-Guichard. J’ai ressenti beaucoup de bonheur, car j’avais une grosse envie de démarrer dans ce stade. La ville, je l’ai découverte petit à petit, et même si elle n’est pas exceptionnelle, ce n’est pas grave. Vu tout ce qui se passe au club et autour du club, c’est suffisant. Si la ville n’avait fait que 10 000 habitants c’eut été pareil. Ma femme a eu plus de mal au début. Mes enfants sont en bas âge, donc ils ne comprennent pas trop. Mais ma femme a eu plus de mal à lâcher tout ce que l’on avait à Rennes. La ville, la famille, les amis, la maison que l’on venait de faire construire. Au début, l’intégration n’est pas facile. Et puis il faut attendre que les choses se mettent en place dans la vie quotidienne. On s’est dit au début : qu’est ce que l’on était bien à Rennes ! Depuis que tout est bien installé, notre période de vie rennaise s’estompe un peu. Au début on compare tout… On savait que l’on perdrait beaucoup en quittant Rennes, et on ne savait pas ce que l’on allait trouver. Maintenant ça fait un an et demi, et ça y’est je me sens Stéphanois.
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Les veilles de match, le soir, on mange tous ensemble au centre d’entraînement. Mais on n’y dort pas. On rentre chez nous. Les mises au vert existent seulement pour les matchs à 14 h et 17 h à l’extérieur, et les matchs à 14 h à domicile. Pour les autres, on n’a pas de mise au vert. On vient le matin, du match c’est tout. On nous a demandé notre avis, en début de saison, et on a voté ça. Et franchement, ne pas avoir systématiquement de mise au vert, c’est top ! T’es chez toi, tranquille. Pour la demi-finale contre Lille, on est quand même parti trois jours au vert, à l’extérieur. Pour être un peu tranquille… On a un groupe de mecs consciencieux, matures, intelligents, ici les mecs ne font pas n’importe quoi. Quand le coach nous a posé la question c’était avant Brest, on était sur deux défaites consécutives, il aurait pu au contraire verrouiller l’affaire. Pas du tout, il a accepté le vote, nous a fait confiance. On a gagné 4-0 donc c’est sûr qu’après, il ne pouvait plus rien dire (Rires). Personnellement, les mises au vert systématiques je n’en pouvais plus. Parfois on jouait le dimanche soir sur Canal à 21 h. On s’entraînait le samedi après-midi, on allait à l’hôtel dans la soirée qui était longue. Et puis derrière, il y a toute la journée du dimanche, jusqu’au soir… C’est horrible. Tu bouffes de l’influx, et tu t’emmerdes. Là, on peut aussi passer la soirée ensemble, si on veut."