Cartoche s'accroche
Alors qu'elle visait la montée en L2 en début de saison, l'AS Cannes va encore devoir se battre pour le maintien. Après avoir vu rouge à Laval, Patrice Carteron s'accroche et pense aux Verts. Dans son édition du 11 décembre, Nice-Matin a publié un entretien de notre ancien capitaine. Morceaux choisis.
"Je ne vais pas abandonner parce qu'on n'a pas de bons résultats. (...) Je continue de penser qu'il ne manque pas grand-chose à ce groupe. Mais la réalité, c'est qu'on est 16e à un point de la relégation avant Noël. À force de dire que le National est un championnat de merde, et bien, on y est dans la merde. Maintenant, il faut sortir de là. Je vous rappelle que ces deux dernières saisons, Cannes s'est sauvé à la dernière journée(...).
À Saint-Etienne, on était 20e et dernier en L2. Et l'année d'après, on est monté en L1. Je me sers souvent de cet exemple, comme celui de Boulogne, qui s'est sauvé à la dernière minute l'an passé en L2 et qui joue les premiers rôles. Le tout en gardant le noyau dur. Je sais que si on me fait confiance, le club sera un jour en Ligue 2. Je le dis, et je l'assume. Pour cela, il faut de la stabilité. En 2006, quand on a failli monter, on a tout changé après. Peut-être que si on avait gardé l'ossature...
Je suis jeune. En phase d'apprentissage. Et gros travailleur. Je m'investis énormément. Quand j'étais joueur, c'était la même chose. Je crois beaucoup à ça. Les palmiers et la mer, je ne les vois pas. C'est sûr, je ne fais pas le carnaval sur le banc de touche, mais je pense être sévère, et il ne fait pas bon trahir ma confiance. Si on a pensé que j'étais gentil, les dernières décisions que j'ai prises concernant des joueurs ont prouvé le contraire. Simplement, les problèmes, je les règle dans le vestiaire. Et je sais une chose : je ne peux compter que sur moi."