7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Bafé refait surface

Gomis a marqué hier un très joli but sous le maillot des vilains : https://www.youtube.com/watch?v=jzhNFt7nNkk. Avant de mette son onzième pion de la saison, Bafé s'est confié à Surface, bimensuel fondé par Jérôme Alonzo. Morceaux choisis.

"Je suis allé à Saint-Etienne prace que c'est un grand club formateur. Mais, peu importe le club. De toute façon, j'y serais allé parce que je pense que le foot est le meilleur métier du monde. Je suis issu d'une famille modeste. Il y a eu beaucoup de problèmes chez moi, notamment des factures impayées. Mes parents souffraient parce qu'on était beaucoup d'enfants. Quand je suis arrivé à Sainté, je n'ai pas été impressionné, je devais saisir cette chance. Je m'étais donné cinq ou six ans pour être pro, et acheté la maison que j'avais promise à mes parents.

Il y a eu pas mal d'histoires entre les dirigeants et moi. Les supporters ne le savent pas et c'est pour ça qu'ils m'avaient pris en grippe. Mais je pense que je n'ai pas triché. J'ai passé de très bons moments là-bas. Pour l'avant-dernier match de la saison 2007/2008, j'avais mal à la cheville et on m'a dit que si je ne m'entraînais pas, je ne jouerai pas. J'ai donc serré les dents, je me suis entraîné dur. Et le jour du match, je n'atais pas titulaire. Je l'ai pris comme une trahison, ça m'a fait mal. Le lendemain, on est venu me dire que je n'étais pas rentré parce que je commençais à changer, j'avais acheté une nouvelle voiture. Ce n'est pas vraiment méchant mais ça m'a touché parce que j'ai des valeurs. Je fais attention à mon argent, je suis quelqu'un d'assez équilibré. En fait ça m'a touché qu'on me punisse dans le sportif par rapport à l'extra-sportif. Dès le lendemain, ils étaient au courant que je voulais partir et que j'allais tout faire pour y parvenir.

Les joueurs qui devaient venir ne sont pas venus et il y a eu le départ d'éléments importants comme Feindouno, ça a pourri l'ambiance. Mon départ à l'OL ? Avant ça s'arrêtait à un non ferme, catégorique et irrévocable de la part de mes dirigeants. Parce que c'était Lyon et ils ne voulaient pas de ça. Mais ils ont fini par ouvrir les négociations et je suis très content d'y avoir signé. Je n'ai jamais fait ma carrière par rapport à des supporters. Ils m'ont encouragé et je pense leur avoir rendu ce qu'ils m'ont apporté. J'ai tourné la page. Le changement se fait surtout au niveau de la mentalité. A Saint-Etienne, on a plus de facilité à accepter la défaite, alors qu'à Lyon, on joue tous les matches pour les gagner."