Curko dans le chaudron
Curko sera demain de retour dans le chaudron. Non, il ne s'agit pas de Geoffroy-Guichard mais ne soyons pas acerbes avec le Serbe. C'est au bouillant Marakana de Belgrade que se rendra le mythique gardien des Verts pour voir ses compatriotes défier les Bleus.
Après avoir été brièvement sélectionneur de la Serbie puis président du comité olympique serbe, Ivan Curkovic est actuellement président de la commission aux relations internationales au sein de la fédération serbe. Il s'est confié hier au Dauphiné Libéré. Extraits.
"Au match aller, on avait perdu au bout d'une prestation médiocre. Je crois même que c'était le match le plus médiocre de la Serbie sur ces qualifications. Il ne faut donc pas en tirer de signification. La France avait gagné à domicile, c'était assez normal mais l'équipe de Serbie joue différemment depuis. Antic a réussi à composer une autre équipe, avec un esprit plus conquérant. Il a mis ensemble des joueurs qui sont plus complémentaires, il existe un vrai style de jeu, le groupe est en confiance.
Aujourd'hui, l'équipe est vraiment bonne. Ici, à Belgrade, tout le monde est derrière elle et ce match face aux Français suscite un intérêt exceptionnel. Tous les billets sont vendus, il va y avoir une ambiance extraordinaire. Le stade, c'est celui de l'Étoile rouge de Belgrade, le Marakana. Quand j'y jouais, voilà des années, il pouvait contenir près de 100 000 spectateurs, 98 000 je crois. Mais ils étaient debout. Aujourd'hui, il en contient environ 53 000 mais ils supporteront tous avec la même envie la Serbie. Le public est vraiment derrière son équipe nationale. La Serbie a trouvé son identité et c'est très positif pour l'avenir."