Un Sauget qui fâche
Depuis qu'il a rejoint l'ASSE, David Sauget accumule les ennuis. A la rue à Guingamp en coupe de la Ligue, il a perdu les huit matches de championnat qu'il a joués sous le maillot vert avant de se faire une entorse au genou droit à l'entraînement. Alors qu'il poursuit sa rééducation, il a aujourd'hui des problèmes avec la justice.
Selon l'AFP, le parquet de Nancy a requis deux mois de prison avec sursis à son encontre pour avoir cassé la jambe d'un jeune majeur à la sortie d'une discothèque nancéienne. Le latéral avait latté un lycéen lors d'une bagarre dans la nuit du 17 au 18 mai, quelques heures après la défaite de Nancy contre Rennes, lors de la dernière journée de championnat, qui privait les Lorrains de Ligue des champions. "On s'est attrapé", a acquiescé Sauget, qui reconnaît avoir porté un coup de tête et deux coups de poing à la victime. "Mais je ne pouvais pas donner de coup de pied. J'étais blessé à la jambe droite à la suite d'une chute de moto", a-t-il assuré. Le prévenu a expliqué la fracture de sa victime par une "chute" de ce dernier. "Il a dû mal se réceptionner", a avancé Sauget.
"M. Sauget raconte n'importe quoi depuis le début", a remarqué l'avocate de la victime Me Alexandra Vautrin, dressant un parallèle entre le défenseur stéphanois et Zinédine Zidane, qui malgré "sa moralité favorable", a "le sang chaud" et "n'hésite pas à mettre un coup de tête". "C'est presque un gamin face à un homme de presque trente ans. M. Sauget avait un devoir d'exemplarité", a observé le parquet, requérant deux mois de prison avec sursis à l'encontre du footballeur. Le délibéré sera rendu le 5 février prochain.
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