Mirallas nouveau dieu de l'Olympiakos
Auteur d'un but somptueux lors du derby contre le Pana* puis d'un doublé contre magic Varrault**, Kevin Mirallas fait la une des journaux sportifs grecs depuis quelques jours. Le nouveau dieu de l'Olympiakos s'est confié hier dans le quotidien belge La Dernière Heure. Morceaux choisis.
"J’avais des propositions de clubs français et allemands, mais je voulais aller plus loin. En France, il y avait trop de pression et je n’y étais plus heureux. Quand je suis arrivé ici, j’étais inconnu. Maintenant, les journaux sportifs grecs ont déjà souvent parlé de moi. Et la vie en Grèce est très agréable pour ma femme et moi. On habite à l’extérieur d’Athènes, à cinq minutes de la plage. J’espère vraiment que l’Olympiakos va lever l’option d’achat. Je crois qu’ils doivent payer entre 2 et 3 millions à Saint-Étienne. Je préfère ne pas retourner là-bas.
Ici, même après une victoire, il y a rarement de l’euphorie. Une victoire est la chose la plus normale au monde. Le club n’a pas pour rien 37 titres. C’est la première fois de ma carrière que je joue pour un club qui veut gagner tous les trophées. À Saint-Étienne, le but était d’éviter la descente.
Je ne suis pas une star, mais ça tourne bien pour moi. Je suis chaque fois titulaire et j’ai marqué cinq buts, dont deux contre Panionios, le week-end passé. Le football en Grèce est moins physique qu’en France et chaque équipe joue de façon attrayante. Même le dernier au classement essaie de marquer trois fois contre l’Olympiakos. Puisque je suis rapide, je peux profiter des espaces. Et le coach me fait jouer à ma meilleure position : celle de centre avant. À Saint-Étienne et en équipe nationale, c’était rarement le cas.
Avant, j’étais trop gentil avec moi-même. Je me contentais de marquer deux buts. Quand j’étais sur le banc, je donnais toujours la faute à l’entraîneur ou à mes coéquipiers. Ce n’était jamais de ma propre faute. Puisque je n’étais que rarement dans l’équipe, je commençais à me rendre compte du fait que le problème, c’était peut-être moi. Depuis la saison passée, à Saint-Étienne, j’ai tourné la page. Qui plus est, depuis mon départ de Saint-Étienne, j’ai tourné un bouton. Après mon transfert à l’Olympiakos, j’ai vraiment vécu en fonction de mon sport. Même en vacances, je prête attention à ce que je mange. Je dois encore devenir un peu plus régulier. J’aimerais une fois."
*http://www.poteaux-carres.com/potin-B2920101030202932-Mirallas-marque-contre-les-Verts-!.html
**http://www.poteaux-carres.com/potin-B7220101106222926-Mirallas-sans-pitie-pour-Varrault.html