Aubame du vert au jaune
Retenu aujourd'hui avec son frère Willy pour affronter le Burkina Faso avec le Gabon le 7 septembre prochain à Ouagadougou dans le cadre des éliminatoires de la Coupe du Monde 2014, Pierre-Emerick Aubameyang commente son passage de Sainté à Dortmund dans la dernière édition de France Football. Extraits.
"Mes nouveaux partenaires sont venus vers moi. Il y a beaucoup de jeunes, la mentalité est la même qu'à Saint-Etienne. C'est un groupe qui a l'air de bien vivre. Tout le monde s'entend bien, il n'y a pas de clans. Quand il y a l'anniversaire d'un joueur ou d'un membre du staff, on doit se mettre en rond et chanter fort "Joyeux anniversaire !" dans toutes les langues, en se tapant dans les mains. C'est assez marrant. En plus, on prend le p'tit déj' ensemble, comme à Sainté. Je retrouve les mêmes choses que là-bas, sauf que c'est le niveau au-dessus.
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A l'entraînement, il y a un très très gros boulot, notamment sur le plan défensif. Le coach demande que les attaquants participent à ce travail, se replacent aussitôt l'action terminée, pour pouvoir enchaîner tout de suite par du pressing ou une nouvelle offensive. Cela exige beaucoup d'énergie et de volonté. On m'en demandait peut-être un peu moins à Sainté, même si ça se faisait quand même. Là, c'est vraiment accentué. Cela ne me gêne pas du tout car je suis disposé à ça.
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Ce qu'a le Borussia que n'a pas Saint-Etienne ? La rigueur allemande, d'abord. Ce n'est pas la même mentalité. Ici, par exemple, il y a vraiment cette culture de la gagne. Si on entre dans le détail, il y a aussi de magnifiques installations. Par exemple, une cage qui vient du futur. A l'intérieur, il y a quatre machines qui envoient des ballons à un ou deux joueurs, de plus en plus vite et à des niveaux différents. On se poste dans un rond central, on est entouré de petites cages. Dès qu'un ballon arrive, il faut le contrôler et tirer dans la cage qui s'illumine. C'est très technique ! La première fois que je suis entré dedans, j'avais l'impression de me trouver dans un jeu vidéo !
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A Dortmund, le centre d'entraînement est magnifique. Il y a vraiment tout pour être à l'aise. Dans chaque rue de Dortmund, il y a au moins un drapeau du Borussia. La ville vit vraiment pour son équipe. Il y a beaucoup d'amour pour le club. J'ai l'impression que c'est partout pareil en Allemagne. Cela me fait un peu penser aux Verts, qui ont des supporters dans toute la France. Sauf que c'est une dimension au-dessus !
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A Monaco, je jouais beaucoup pour l'équipe, et j'oubliais de penser à moi. Je ne prenais pas ma chance car j'étais préoccupé par l'envie de faire une passe. Je voulais trop bien faire. Je me posais aussi trop de questions. A l'ASSE, j'ai appris à me les enlever de la tête, à jouer mon foot, à prendre du plaisir sur le terrain. A Sainté, il y a eu ce déclic. En fait, ça a été un mélange : le coach m'a fait confiance, m'a fait prendre conscience que je pouvais accomplir de belles choses. Le déclic est aussi venu de la naissance de mon fils, qui a accéléré les choses dans ma tête : à partir de ce moment-là, je suis devenu un peu plus responsable. Cela m'a fait prendre conscience que je devais redoubler d'efforts, qu'il fallait absolument que ça marche pour moi."