Des Lionceaux bien aidés par Bénédet
Entraîneur adjoint du FC Sochaux en charge du secteur offensif, l'ancien attaquant stéphanois Alain Bénédet explique dans L'Est Républicain pourquoi les Lionceaux sont si efficaces devant. Gare à leurs coups de griffe samedi à Bonal !
La relation milieu-attaque : "La mayonnaise a pris. Il existe une cohésion entre les attaquants et les milieux. Outre Marvin Martin (seize passes décisives) , si on regarde bien, Ryad Boudebouz est à cinq passes, et Nico Maurice-Belay à trois. C’est ce qui apporte ce plus dans la finition qu’il n’y avait pas auparavant. Les ballons sont bien arrivés devant et des garçons comme Maïga et Ideye ont été efficaces sur la finition."
L’importance des gammes : "On a beaucoup travaillé et on le fait encore trois voire quatre fois par semaine avec des ateliers offensifs, des ballons devant le but, des situations différentes. La répétition des gestes est importante."
La mue Ideye : "C’est le fait de répéter cette gestuelle, de toujours cadrer, cadrer. Avec Maïga, ils sont aussi dans une phase où le fait de marquer beaucoup de buts les libère dans la tête. Peut-être aussi que la présence de Modibo Maïga le pousse à jouer plus juste."
Le système Gillot : "On a Maurice-Belay à gauche, Boudebouz à droite, qui sont des garçons très offensifs. Si je prends Marvin Martin, ça fait trois, plus les deux attaquants. Après, le losange, c’est bien mais il faut vite couvrir. Dans la compensation, on est meilleur. Avant un garçon comme Maurice-Belay ne voulait pas trop se lâcher parce qu’il savait qu’il y avait des efforts défensifs à faire derrière à la perte du ballon. Là, il est plus libéré."
Le « ping-pong » Ideye-Maïga : "A un moment donné, j’ai eu peur que le fait de se tirer la bourre les rende individualistes. Sur un ou deux matchs, c’est arrivé on s’en est rendu compte, on en a beaucoup parlé. Les garçons ont remis les bouchées doubles, en étant simples et collectifs. Et on a évité ce travers."
La clé des coups de pied arrêtés : "On a débloqué la situation avec des garçons comme Damien Perquis qui en est à cinq buts."
La marge de progression : "Quand on voit l’âge de Maïga, Maurice-Belay, Brown, c’est jeune. Ils deviendront de plus en plus matures. Et ce sont des garçons demandeurs de travail devant le but après les séances."