Pourquoi les bancs sont blancs ?
"Pourquoi y a-t-il si peu d’entraîneurs de couleur ?" s'interroge le Journal du Dimanche dans sa dernière édition. "En France, ils ne sont que deux à avoir dirigé un club professionnel depuis 1945 : Antoine Kombouaré (aujourd’hui au PSG) et Jean Tigana (Bordeaux). Oubliant honteusement Kader Ferhaoui (Arles Avignon), le JDD a fait le compte : "L1 et L2 confondues, on compte sur les doigts de la main les adjoints issus de la diversité: Zakaria Alaoui (Dijon), Bouziane Benaraïbi (Monaco) et Pape Fall (Caen)."
Vice-Président du syndicat des entraîneurs (UNECATEF), Pierre Repellini constate que peu de Blacks et de Beurs ont le DEPF, diplôme requis pour entraîner des pros : "Ils font bouillir la marmite chez les jeunes, mais dès qu’il faut passer des examens il n’y a plus grand monde. Est-ce un problème de compétence? De diplômes trop difficiles? Est-ce qu’ils s’en foutent? C’est problématique."
Ancien adjoint de Jacques Santini à l'ASSE et actuel Directeur Technique National, François Blaquart espère que ça va changer. "Il y a toujours un temps de latence entre l’intégration et l’accès aux responsabilités. Les portes ne sont pas fermées. On peut penser qu’il y aura rapidement une augmentation d’entraîneurs issus de la diversité. Avec le temps, ça ne sautera plus aux yeux."