Bereta dégaine
Georges Bereta alias "Jojo de Montreynaud" dégaine aujourd'hui dans France Football :
"L'histoire de l'ASSE est un éternel recommencement depuis l'affaire de la caisse noire de Roger Rocher et le dernier titre remporté en 1981. Les saisons passent et le club n'a jamais retrouvé la stabilité qui faisait sa force et qui est indispensable pour la réussite. A chaque fois qu'on pense que c'est reparti, les dirigeants veulent aller plus vite que la musique et brûlent les étapes. On se laisse emporter par l'euphorie et on en oublie l'essentiel, à savoir le terrain. Du coup les joueurs sont affectés par cette situation et ils ne peuvent plus se préparer dans de bonnes conditions, aussi bien physiques que psychologiques.
Les derniers évènements ne contribuent pas à ramener la sérénité. Les dirigeants ont mené un certain nombre de réflexions et ils ont décidé de se séparer d'Alain Perrin et de Vincent Tong Cuong. Ont-ils fait le bon choix ? La question mérite d'être posée. Je constate que cinq entraîneurs sont passés en autant d'années. Vincent Tong Cuong avait fait ses preuves au niveau administratif mais apparemment le club lui reproche d'avoir outrepassé son rôle de directeur général. Pour Damien Comolli, c'est différent. Il ne s'est jamais familiarisé avec l'ambiance stéphanoise et ici on attend de la convivialité de la part d'un directeur sportif.
Beaucoup de joueurs sont passés dans le club mais je n'ai pas l'impression que le taux d'échec en matière de rcrutement soit plus élevé ici qu'ailleurs. Ce qui est dommage pour l'équipe, c'est l'absence d'automatismes, de bases. Ces changements perpétuels nuisent au rendement. Et puis, quand on perd un joueur comme Feindouno, qui faisait la différence, on le paye. Il nous était arrivé la même chose avec Salif Keita. On avait mis deux ans à se remettre de son départ.
La responsabilité des dirigeants est évidemment engagée. Pourtant, Caïazzo avait bien commencé en engageant Hasek, qui était un excellent entraîneur, mais ça n'a pas duré. Les anciens souhaiteraient jouer un rôle, plusieurs se sont proposés mais ils n'ont pas reçu de réponse. Je ne sais pas si ce club a perdu la mémoire, on préfère ce qui vient d'ailleurs. Comme s'il y avait de la jalousie, de la méfiance envers ceux qui ont réussi. Pour la suite, je ne suis pas optimiste. On ne peut pas l'être ! Mais il faut garder la foi. Moi, j'ai confiance en Galtier, je suis sûr qu'il peut redresser la barre. Tout le monde doit être derrière lui, à fond. Il ne faut surtout pas le perturber. Et arrivera ce qui doit arriver."