Alonzo se souvient des jours anciens
et il n'est pas loin de pleurer à en croire l'interview accordée à Ouest France aujourd'hui. Cependant il n'est pas venu nous dire qu'il s'en allait.
(Eric) cantonné au banc de touche depuis le début de saison, il reviendra en pleine lumière à l'occasion du choc de la L2 Nantes-Metz lundi, à la faveur de la suspension de Lubos Kamenar arrivé cet été au club.
Jéjé est heureux et en redemande. Extraits :
"Il n’y a pas un jour qui passe sans qu’on se chambre, sans que ça rigole. Je retrouve l’ambiance de la montée avec Saint-Etienne il y a 10 ans. L’année dernière, il y a parfois eu des jours où c’était dur de revenir à la Jonelière. Cette année, il n’y a pas de défiance. La concurrence est saine à tous les postes(...)Je n’ai pas la sensation de souffrir. J’ai eu une période difficile mi-août. Je ne suis pas malheureux. Je suis heureux de jouer ce match, mais je ne sens pas que c’est le dernier… Arrêter me terrorise vraiment. J’ai envie de prolonger le plaisir longtemps. Je sais que je serais perdu après… J’aime trop ça. Je suis fou de mon métier(...)Tout l’été, j’avais eu le cul entre deux chaises. Il a fallu trancher quand c’était très chaud avec Panonios qui m’avait envoyé le billet d’avion. J’aurais pu faire une belle opération en terme de salaire et d’années de contrat, mais c’était fuir et je n’avais pas envie de fuir. Je n’ai pas eu envie de péter ma vie à 36 ans en Grèce pour un club qui allait jouer le milieu de tableau. Cela fait 17 ans que je suis en France. J’ai fait une carrière qui mérite le respect. Et je n’ai aucun regret. Même si à un moment donné, j’étais ouvert à tout. J’avais compris que Lubos jouerait et, comme cela a toujours été le cas par le passé quand je ne jouais pas, je n’ai pas été frappé à la porte du bureau du coach. J’avais juste envie de jouer. J’ai fait 28 matches l’année dernière, j’ai encore plein de matches dans les jambes. C’était ici ou à l’étranger et après en avoir beaucoup discuté avec mes proches, cela valait finalement le coup de se battre. C’est ce risque-là que j’ai préféré prendre plutôt que de partir dans une situation improbable en Grèce, où après deux mois, j’aurais pu être écarté. C’est arrivé à mille joueurs ça… Car je suis bien ici. Je suis bien dans ce club. Il se passe des trucs et ça me plaît(…)C’est tout de même bien parti pour que je reste ici jusqu’à la fin de la saison. Au rythme ou vont les choses, l’année prochaine, ça peut être ailleurs, mais ça peut aussi être le FC Nantes. Je n’ai jamais regretté d’être resté ici."