Paga à nu ! (6)
Laurent Paganelli fêtait souvent la musique dans ses vertes années, comme il le raconte dans son livre "Paga à nu". Souvenirs, souvenirs d'un trublion qui n'hésitait pas à faire le mur pour écouter un flamand rose...
"Une année, à Saint-Etienne, je peux maintenant l'avouer à Robert Herbin, j'ai fait semblant d'être malade pour aller voir un concert de Johnny Hallyday qui chantait le même soir que notre match. Dans ma chambre, j'avais utilisé le même stratagème que Clint Eastwood dans L'Evadé d'Alcatraz, en plaçant dans mon lit des coussins et des polochons pour faire croire que je dormais. Un Johnny qui chante Les Portes du pénitencier, ça vaut bien un match de D1 !
Une année, à Saint-Etienne, deux potes voulaient aller au concert des Pink Floyd. Mais c'était la veille d'un match et s'ils se faisaient gauler, ils allaient morfler jusqu'à la fin de la saison. Et vu qu'on était en septembre, ça risquait de leur faire long. Alors on a tous décidé d'y aller et on ne l'a pas regretté car si le concert a été mémorable, notre accueil le fut aussi au retour. L'alternative était simple : soit on était forfait le lendemain, soit on gagnait le match avec la manière. La deuxième solution a été la bonne et on a fait comprendre à l'entraîneur que, parfois, un bon concert ensemble valait toutes les mises au point du monde, et que l'on n'avait plus besoin de lui."