7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

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Le directeur sportif de l'ASSE était l'invité de l'émission Europe 1 Foot hier soir. Pour les potonautes qui n'ont pas pu écouter son intervention, voici sa retranscription intégrale !

"Les joueurs sont revenus avec beaucoup de motivation, beaucoup de sérieux dans le travail. Alain Perrin et son staff sont très contents de l’investissement de tout le monde. Il n’y a jamais eu de problèmes dans le groupe en interne l’année dernière. On est reparti sur de bonnes bases sur ce plan là. Tout le monde est très vigilent pour partir sur un bon début de saison pour ne pas connaître les difficultés qu’on a eues l’année dernières.

Loïc Perrin a un petit contretemps car il n’a quasiment pas joué la saison dernière. Il a subi une opération il y a trois mois et quelques jours. Il est dans un cycle de reprise normal. Il a eu une petite contracture après avoir un peu trop forcé lors de notre stage au Chambon-sur-Lignon la semaine dernière mais il a passé une IRM et ça va bien. Petit à petit il va revenir à son meilleur niveau.

J’aime bien l’expression de Guy Roux quand il parle du sang-froid extraordinaire d’Alain Perrin parce que ça a tout a fait été ça. On savait que si on paniquait à l’intérieur du club, ça aurait produit quelque chose de très négatif. On voulait rester très calmes. Alain étant tout le temps sur le devant de la scène, il le symbolisait parfaitement. Son calme a déteint sur le rsete du club et de manière plus importante sur les joueurs et je pense aussi sur nos adversaires. Quand il y a eu le dénouement, ensuite les gens parlent. Je sais que ça a surpris beaucoup d’autres clubs qui étaient à la lutte avec nous de voir qu’Alain était calme, que la direction du club était calme et qu’on essayait d’avoir un maximum de sérénité. Ça a pu marcher parfaitement, c’est dans sa nature d’être calme. C’était la recette qui fallait appliquer dans ce cas là.

Machado n’a pas désiré rester. Il m’a dit plusieurs fois au téléphone – et à d’autres personnes du club – qu’il ne voulait absolument pas revenir à Saint-Etienne, qu’il ne voulait plus jouer pour l’ASSE. Il nous a dit que dans la semaine qui a suivi le dernier match du championnat, il se déplaçait à Toulouse et il s’était mis d’accord avec Toulouse. Dans ces cas, c’est toujours très difficile de retenir un joueur contre sa volonté, surtout quand elle est extrême, à ce point. On a trouvé un accord financier avec Porto qui nous est en fait extrêmement favorable. Le joueur après a continué sa route et a décidé de s’engager avec Toulouse.

Il faut distinguer les cas de Dabo et Matuidi. Dabo a exprimé plusieurs fois sa volonté de ne pas re-signer avec nous malgré de multiples propositions et tentatives de prolongation de contrat. Etant qu’il ne lui reste qu’un an de contrat, on est peut être un peu plus ouvert pour Dabo que pour les autres joueurs. On est ouvert dans une certaine mesure étant donné qu’on l’a formé, il n’y pas eu d’investissement, de transfert sur lui. Si vraiment on a une offre très intéressante financièrement, on envisagera son départ. Le cas de Blaise est tout à fait différent. Il lui reste deux ans de contrat. Il fait partie des joueurs clés de l’équipe, c’est un taulier. J’ai eu plusieurs discussions avec lui, il connaît mon point de vue, je connais son point de vue. Je crois qu’on est d’accord tous les deux sur une chose : s’il y a un des dix plus grands clubs européens qui lui fait une proposition très intéressante pour lui comme pour nous, ce sera très difficile de le retenir. Mais après, mon sentiment, c’est que s’il a une proposition d’un club intermédiaire, notamment d’un club français, on aura beaucoup plus de mal à le lâcher. Comme je l’ai dit, les clubs intermédiaires il les aura quoi qu’il arrive l’année prochaine, sauf que moi je suis persuadé qu’il aura aussi les plus grands clubs européens, donc peut être que son intérêt c’est d’attendre une année de plus.

J’ai retrouvé le club de Saint-Etienne en excellente santé. Il a subi une petite crise de croissance comme il y en a dans tous les clubs. Le club est en excellente santé financière, avec une capacité d’investissement largement supérieure à celle qu’on avait quand je suis arrivé en 2004. Le club est beaucoup mieux structuré, sur tous les plans."