7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

De Zerbi a son Meaux à dire

Méfiance, méfiance... Lors de son dernier 16ème de finale de Coupe de france (en 1986), Meaux a battu un club de l'élite grâce à un doublé de Jean-Marie de Zerbi. Un exploit (insuffisant) qui a peu de chances de se reproduire demain, comme nous l'a expliqué ce soir l'adjoint de Frédéric Antonetti.

"La fin de mon aventure professionnelle s'est passée très mal car j'avais été licencié en cours de saison. A l'époque le marchandage de joueurs ne se faisait pas, on avait du mal à retrouver quelque chose. J'ai donc rejoint Meaux en 1985 car l'entraîneur était corse et avait l'ambition de monter en D2. On a raté de peu l'accession à deux reprises. Une année c'est Melun qui est monté et l'autre fois c'était Saint-Dizier. Lors de notre épopée de la Coupe de France de la saison 1985-1986, on a eu des tirages assez faciles, on a éliminé des clubs inférieurs aux nôtres. En 32ème on a éliminé Chambéry mais en 16ème on est tombé sur Strasbourg, qui jouait en D1 et avait une grosse équipe, avec Jean-François Larios notamment. A l'époque ça jouait en match aller retour. On avait perdu 3-0 à Strasbourg sous la neige. Le match retour, on avait failli créer l'exploit au stade de Meaux dans une ambiance surchauffée. J'ai réalisé un doublé qui nous a permis de mener 2-0. Ensuite on m'a refusé un but valable qui aurait fait 3-0. J'avais intercepté une passe en retrait d'un défenseur qui ne m'avait pas vu. Le juge de touche a cru que c'était un de mes partenaires qui avait fait la passe, il a levé le drapeau. Finalement Strasbourg a réduit le score et nous a éliminés. On avait joué dans notre stade champêtre, ça avait été une ambiance de kermesse qu'on voit souvent quand un club amateur rencontre un club pro. Le public soutient le petit et veut voir la mort du gros.

J'ai vu que Christophe Galtier allait faire pas mal tourner son effectif contre Meaux. Il faut dire qu'il y a beaucoup de divisions d'écart, il y a une nette différence de niveau entre les deux formations. Ce sont des matches particuliers, parfois les professionnels mettent un peu la pédale douce. Le match a lieu à Créteil, un stade "normal" où les joueurs de Saint-Etienne ont plus l'habitude de disputer des rencontres. Demain soir, tout dépendra du rythme que les Verts vont donner au match. Si Saint-Etienne donne le rythme qu'il faut, les amateurs ne pourront pas suivre et il n'y aura pas de souci. Les Verts vont jouer 100 fois le match, ils le gagneront 99 fois. Maintenant, un match reste un match... En Coupe de France, tout est fait pour faire chuter le gros : un calendrier qui désavantage les pros, souvent des terrains de merde pour niveler le jeu des équipes. C'est la kermesse, c'est la foire. Ce n'est pas trop mon truc. C'est pour ça que je préfère la Coupe de la Ligue. C'est entre professionnels, on n'est pas surpris. Même si elle a du mal à prendre, je trouve que c'est une compétition magnifique. Cette année il y a un engouement à Rennes comme à Saint-Etienne, ça promet une belle finale."