Je n'exagère jamais, je magnifie !
La formule de Marcel Pagnol pourra servir à un autre natif des Bouches-du-Rhône si on le taquine après ce potin ! Invité par la chaîne martégale SupraTV à commenter sa brève expérience stéphanoise (12 matches et 3 pions lors de la saison 1994-1995), Franck Priou a légèrement gonflé l'affluence de son premier match en vert dans le Chaudron...
"Saint-Etienne c'était mon rêve d'enfant. C'était mon époque, j'avais douze ou treize ans lors de l'épopée des Verts de 1975-1976. Ce sont eux qui m'ont fait apprendre à aimer le football, à vouloir faire ce sport là. Quand tu arrives à Saint-Etienne, que tu signes et que tu vois tous les anciens Verts, les frères Revelli, Bereta, Rocheteau, Bathenay, Curkovic… Rhaaa, t'es comme un gosse ! Mais par contre ça ne s'est pas trop bien passé parce qu'il y a quand même eu des problèmes à cette époque-là au club. Il y a eu des redressements, au niveau de la masse salariale, il y a eu des erreurs. Il y avait des histoires d'encaissement aussi… C'était compliqué, les résultats ne suivaient pas. On s'est quand même sauvé, mais je n'ai pas pu rester parce que financièrement le club n'en avait pas les moyens. (…)
Mon stade préféré ? Geoffroy-Guichard ! Quand vous jouez, que vous rentrez pour le premier match contre le PSG avec Saint-Etienne, et qu'il y a 50.000*, ça fait drôle ! Les poils se hérissent. C'est l'émotion. J'ai des frissons. Ce stade mythique, plein, que j'ai vu à la télé quand il y avait la coupe d'Europe. Et là j'y suis sur le terrain, avec tous les gens autour. Et là je me dis "ça y est, t'y es, à la place, des Rocheteau, des Bereta !" Ce que t'as envie de vivre t'es en train de le vivre là. C'est extraordinaire !"
* Selon le site ASSE Stats, 26177 spectateurs ont assisté à la défaite (1-3) des Verts face au PSG de Francis Llacer et Jean-Philippe Séchet (auteur du dernier pion).