7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Du Juju pur jus

Le Petit Niçois publie aujourd'hui un entretien de Julien Sablé, capitaine des Aiglons. Extraits.

"On a cinq points d’avance sur le premier relégable mais on aurait pu en avoir seulement deux si Monaco avait gagné contre Nancy. C’est un championnat un peu fou, si bien qu’aujourd’hui on est aussi à cinq points de St-Etienne, sixième du classement !

Avant tout, je suis joueur et je me donne à fond pour l’équipe et le club, qui plus est à un poste où il faut savoir se sacrifier. Je dois être un exemple pour tous les jeunes qui animent ce groupe. Au-delà, j’essaie d’assumer mon rôle en étant proche de mes coéquipiers. Cela demande beaucoup de communication. Notre équipe est jeune et elle a du talent. Il doit s’exprimer malgré la pression du résultat. Mon rôle, c’est de rassurer, faire en sorte que tout au long de la semaine nous restions bien unis pour aborder la compétition dans les meilleures dispositions (...)

J’ai vraiment eu le « choc de la trentaine », qui a provoqué chez mois une prise de conscience. Je me suis dit « Oh putain, bouge toi ! ». Je suis désormais plus près de la fin que du début, d’autant que j’ai commencé chez les pros à dix-sept ans. Je savoure encore plus cette carrière, qui me permet de vivre de ma passion. Je me bats pour que cela continue le plus longtemps possible. Après ma difficile expérience lensoise, j’ai mis du temps à me refaire un mental. Mais aujourd’hui, c’est derrière moi.

Je serai en fin de contrat en juin 2012 et je vois bien que beaucoup de joueurs de ma génération n’ont pas de club. Mais je n’ai pas envie que tout ça s’arrête car c’est tellement bon le football. J’ai toujours vu ce sport comme une famille, même chez les pros. Je gagne bien ma vie et c’est très appréciable, mais ce qui me fait avancer c’est le collectif, le partage avec mes coéquipiers, ces moments forts que nous vivons ensemble et dont on parlera avec nostalgie dans quelques années (...)

Je suis pour les retour de Ribéry et Evra chez les Bleux. Déjà parce que vu leurs qualités intrinsèques, on aurait du mal à se passer d’eux. Après, au sujet de ce qui s’est passé en Afrique-du-Sud, je trouve qu’on les a particulièrement chargés. Moi j’ai toujours été un leader dans une équipe, et je sais qu’on peut avoir un rôle important positivement comme négativement."