Laurey du renouveau
Invaincu en 2012, Thierry Laurey évoque dans Ouest-France son récent passage à Sainté et son actuelle expérience d'entraîneur à Arles-Avignon (16ème de L2 avant de défier son ancien club Amiens aujourd'hui).
"Je n'ai pas eu peur de m'engager dans une mission suicide en signant ici. Il est vrai que j'ai hésité, mais pas longtemps. J'étais recruteur à Saint-Etienne et je me suis dit que le train ne repasserait sans doute pas deux fois. Alors oui Arles-Avignon véhicule une certaine image auprès de certains mais de l'intérieur, nous ne sentons pas cette ambiance de carnaval qui ressort parfois dans les médias. Le problème, c'est que ce club a grandi trop vite et n'était pas préparé. Je suis tout de même convaincu qu'il y a des choses intéressantes à faire ici.
Arles-Avignon est la seule équipe de Ligue 2 à jouer en 5-3-2 ? Je ne suis pas un adepte de ce dispositif mais nous devions combler certaines lacunes défensives. Quand je suis arrivé, j'ai essayé de faire jouer l'équipe et on en a pris cinq contre Istres fin décembre. C'était à moi de m'adapter. Les joueurs ont vite adhéré à ce nouveau système qui leur a permis de retrouver confiance en eux. Après, l'important reste de trouver la bonne animation offensive avec une remontée de balle rapide. C'est sûr que j'aimerais avoir plus le ballon mais en Ligue 2, je ne vois aucune équipe qui maîtrise un match du début à la fin."