7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Le Guil' est guilleret (8)

Dans la Pravda du jour, Josuha Guilavogui nous fait partager sa découverte de l'équipe de France. Extraits.

Samedi 1er juin

"J'arrive au Bourget avec Alexandre Lacazette et Clément Grenier. La première personne sur laquelle je tombe est Stéphane Ruffier. Je ne l'avais pas vu depuis la fin du championnat. Manu Di Faria, l'intendant, me donne mon paquetage. Plusieurs joueurs arrivent, notamment ceux qui ont participé à l'émission Master Chef. Il y a aussi la belle accolade de Bafé Gomis. On est du même quartier, à la Beaucaire (…) Le vol se passe bien. Je regarde une série, Arrow, que Loïc Perrin m'a conseillé."

Dimanche 2 juin

"L'hôtel à Montevideo, est magnifique. Je suis seul dans ma chambre. A côté il y a celle de Bafé. Un pur hasard. Le premier entraînement est intense, avec beaucoup de conservation du ballon. Je finis fatigué, mais je préfère ça au jogging."

Lundi 3 juin

"Jour de bizutage, dans un restaurant de viande de Montevideo. Ma chanson ? Parce qu'on vient de loin, de Corneille. Quand vous écoutez son album après un match que vous avez terminé frustré, vous prenez beaucoup de recul."

Mardi 4 juin

"Je passe beaucoup de temps avec Bafé et Mangala. On se raconte nos petites histoires, on parle de notre saison mais aussi de nos avenirs… C'est la veille de premier match. Il y a la mise en place tactique. Je ne suis pas avec les titulaires."

Mercredi 5 juin

"Le jour du match. Je ne sais pas si je vais entrer en jeu. Quand vous voyez dans les vestiaires, à votre place, le maillot avec le numéro 19 et votre nom… C'est beau comme toutes les premières fois : votre premier entraînement en pro, votre premier match en pro, votre premier contrat… En me voyant, je pense que mon père a dû laisser couler une petite larme. A la pause, d'une manière très calme, le coach nous dit qu'on joue de manière trop latérale. Le coach Galtier a une voix qui porte plus. Quand il vous rentre dedans, Geoffroy-Guichard tremble un peu… Après le match, j'ai beaucoup de messages. Mon téléphone est resté dans le bus. Je n'ai pas fait exprès, mais c'est mieux. Ça ne se fait pas trop, pour sa première sélection, de sortir le téléphone dans le vestiaire."

Jeudi 6 juin

"J'ai hâte d'être à dimanche, de sentir la ferveur. Brandao m'en a beaucoup parlé. Il a prévu de venir au match. Il m'a demandé quelques places. Je n'ai pas encore revu le match mais j'aime le faire. Cette démarche m'aide. J'ai fait aussi beaucoup de vidéos avec coach Galtier lorsque je me suis repositionné devant la défense. La défaite est désagréable. L'après-midi, c'est tennis-ballon. Bacaray me prend. Eliaquim est avec nous. Je n'aime pas ça, je perds souvent. Là, pas question car les derniers auront des gages. On gagne notre premier match. Ouf…"

Vendredi 7 juin

"C'est la deuxième sortie. Ça fait du bien. On se retrouve à nouveau dans un restaurant de viandes. Les perdants du tennis-ballon ont été les serveurs lors d'une bonne partie du repas. Les vainqueurs, Giroud et Koscielny, reçoivent des petits cadeaux et ont également eu le droit de danser avec des Brésiliennes. C'était très sympa, on a bien rigolé."

Samedi 8 juin

"On découvre le stade du match, il est magnifique. Je ne sais pas encore que je vais jouer. Mais lors de l'entraînement, j'ai la même chasuble que les possibles titulaires… A la fin de la séance, Didier Deschamps est venu me parler, il m'a demandé si j'avais peur de débuter contre le Brésil. J'ai dit non. Il m'a parlé du poste, de la manière de tourner les épaules pour être bien positionné."

Dimanche 9 juin

"J'ai plutôt bien dormi. Je me suis quand même réveillé vers 2 ou 3 heures du matin, avec deux ou trois images du match en tête. La journée se passe plutôt bien. Je suis pressé d'y arriver. Mon début de match ne se passe pas très bien. Je suis un peu crispé mais au fil des minutes, je me libère. Je respecte les consignes, j'essaye de bien rester devant la défense (…) Au final on perd 3-0. Ça fait mal. J'ai deux sélections et deux défaites. Je ne peux pas rester là-dessus."