Oleksiak : Chaudron, passion, frisson
Les Girondins sont décidément les bienvenus dans le Chaudron ! Alors que nos amis footballeurs se déplaceront à Sainté en huitième de finale de coupe de la Ligue le mardi 26 octobre à 20h45 (à suivre en direct sur France 4 : http://video-direct.france4.fr/player.php?id=933), les rugbymen de l'Union Bordeaux Bègles affrontent le CASE Rugby à Geoffroy-Guichard ce samedi à 18h30. Le quotidien Sud-Ouest en profite aujourd'hui pour interviewer l'entraîneur du FC Libourne (CFA2) Thierry Oleksiak, qui a joué à l'ASSE de 1979 à 1986.
"Geoffroy-Guichard est avant tout un lieu de football, mais on a des exemples réussis de matches de rugby au stade de France ou au Vélodrome. Alors pourquoi pas ? Je ne suis pas suffisamment connaisseur en matière de rugby pour savoir si ça peut marcher à Saint-Étienne mais je sais qu'en ce qui concerne le foot, les gens vibrent pour leur club, lui vouent une passion profonde. On ressent vraiment tout ce qu'il représente lorsqu'on arrive à Geoffroy-Guichard. Des années après, lorsque j'y retourne, j'ai des sensations qui me reviennent immédiatement. Il y a un vrai courant qui passe entre les joueurs et le public. C'est vrai que la pression peut se retourner contre les joueurs, le parcours chaotique des dix dernières années peut en témoigner, même si ça n'explique pas tout. Il peut arriver qu'on se perde parfois à trop chercher la communion avec ce public si fervent.
Mon premier match avec les professionnels, c'était en novembre 1979, en coupe d'Europe, face à Eindhoven. Et là, au milieu de terrain, je peux vous dire que j'ai eu les poils des bras qui se sont dressés ! Le grand frisson ! Je me souviens qu'au bout d'un moment, j'ai regardé le chronomètre et que j'ai réalisé que la rencontre avait commencé depuis seulement vingt minutes, alors que je croyais que ça faisait une heure. Je me suis dit que jamais je ne pourrais aller au bout. Et c'est dans ces moments-là que le public te pousse vraiment à te transcender. Mais j'avais déjà beaucoup de souvenirs en tant que spectateur, car j'ai assisté depuis les tribunes aux grandes soirées européennes des années 70, ou bon nombre de situations compromises ont été retournées par les Verts."