7 novembre 1979 : ASSE 6-0 PSV Eindhoven - 16e de finale retour de la Coupe UEFA

Aubame, keep on with the force don't stop !

Dans la dernière édition de la Pravda, Aubame parle de ses goûts musicaux, vestimentaires et automobiles. Extraits.

"Je ne suis pas un m'as-tu-vu, j'aime me faire plaisir. Pour moi, pas pour le regard des autres. C'est vrai, je gagne beaucoup d'argent. Mais j'ai énormément bossé pour y arriver et je travaille encore beaucoup. Ce n'est pas de ma faute si j'ai réussi et d'autres pas. Aujourd'hui, je savoure ce que je gagne. Le mélange de mes deux cultures, africaine et lavalloise, donne ce que je suis : un mec qui vit son rêve de gosse sans se prendre la tête (...) Un joueur peut aimer les fringues et les grosses voitures tout en étant sympa et intelligent. Tu peux être flashy comme moi et rester humble et correct (...)

Moi, ce que j'aime, ce sont les couleurs qui flashent. Ca vient de Michael. Depuis tout petit, je baigne dans sa musique. Papa mettait du Michael Jackson et, moi, je dansais. Je continue de regarder des clips et des concerts de lui chaque jour. Il avait toujours du brillant sur lui. C'est un style. Ce côté flashy me plaît. Pouvoir me payer de jolies affaires, je le vois comme une récompense de mon travail et un hommage à Michael Jackson (...) En fait, je pourrais rouler jusqu'à la fin de ma vie en écoutant surtout Michaël, du hip-hop, du rap, notamment de Félix, le plus petit de mes frères, ou du son US. Jusqu'ici, c'était Baky qui s'occupait de la musique dans le vestiaire. J'ai pris le relais. Je mets des musiques qui bougent et réveillent : plutôt électro, reggaeton ou rap. Gradel, lui, il veut tout le temps de la musique africaine. Mais Ruffier n'est pas d'accord. Il écoute du reggae.

Mes goûts vestimentaires ont évolué dans le temps. Ado, j'étais plutôt style US, avec casquette et tee-shirt large. Mais je me suis fait chambrer en arrivant à Milan. Daniel Cousin et mon frère Willy voulaient aussi que je m'habille bien pour me rendre à Milanello. Car à Milan, c'est tenue correcte exigée, même pour aller à l'entraînement. Cette ville n'est pas une des capitales de la mode pour rien. Le monde de la mode m'a toujours plu. J'aimerais bien assister un jour à un défilé. J'ai aussi en tête de créer ma propre marque. Mais ça prendra du temps.  Depuis que mes coéquipiers de Dijon m'ont emmené dans des boutiques à Paris, j'y retourne souvent. Je ne vais pas m'habiller à Lyon mais à Nord Sud Shop, sur les Champs Elysées.

Dans le vestiaire, on aime bien se chambrer quand quelqu'un s'est habillé à l'arrache. Moi, en général, je choisis mes vêtements la veille, avant de me coucher. Ma femme choisit pour elle et moi pour moi. Ce n'est pas toujours facile, ma penderie est pleine et j'ai encore des affaires dans les malles. Ce n'est pas un concours, mais il y a quand même de sacrés clients, comme Janot la saison passée, Mignot ou Cohade. Lui, il est en train de montrer des choses pas mal... L'autre jour, Renaud a sorti une paire de chaussures, comment dire... Elles n'étaient pas homologuées. Moi j'ai mon spécialiste. Un ami d'Orravan Design me les fabrique sur mesure. Je choisis le modèle et il le travaille avec des strass. Je possède même une paire de chaussures de foot spécialement conçue pour moi. Je me suis seulement échauffé avec. Les petits cristaux collés dessus s'arrachent. Et puis, si je les mets en match, j'ai intérêt à cadrer !

Ma première folie de footballeur, c'était ma première voiture. C'était une Audi TT. Ca reste ma préférée. je m'en suis payé une à Lille. Je regrette de l'avoir vendue. Aujourd'hui, je roule en Mercedes 4x4 ML et en Aston Martin Db 9 volante. Je l'ai repeinte en vert pomme pour Sainté. En fait c'est un film que j'ai fait poser dessus en décembre dernier. Mais je vais le faire enlever. Comme ça, elle retrouvera sa couleur noire d'origine pour l'hiver. Je me sens libre dans ma voiture, comme dans mon monde. Etre au volant me permet de m'évader, d'évacuer et de penser à autre chose. Comme j'ai beaucoup bougé enfant avec mes parents, j'ai pris très tôt l'habitude de voyager. Je suis un grand routier.

Dès que je peux, je prends ma voiture. A Lille, il m'arrivait de pousser jusqu'à Milan pour aller prendre l'avion afin de rejoindre ma sélection, alors que j'aurais pu en prendre un à Paris. J'ai fait aussi des trajets Monaco-Laval, Sainté-Lille et aujourd'hui Sainté-Laval. Mon rêve, ce serait de faire un Laval-Libreville au volant. Mais ça, ce n'est pas possible. Je vais acheter une maison chez moi, à Laval, où vit la famille de ma mère et où je vais souvent en vacances. Ca peut m'arriver de retourner sur la Côte d'Azur ou d eretourner à Monaco. Je ne suis allé qu'une fois à Saint-Tropez. Je préfère Laval. La Mayenne est toujours ma première destination pour aller me ressourcer. Je suis un campagnard."