Cartoche, yes you CAN !
Attiré par l'Angleterre et les Etats-Unis, Patrice Carteron se plait au Mali. Avant de disputer sa première CAN avec les Aigles, l'ancien latéral stéphanois se livre dans la dernière édition de France Football. Extraits.
"Ma principale qualité de coach, je crois, c'est ma vitesse d'adaptation. Pour rattraper mon manque d'expérience, j'ai fait le choix de résider à Bamako, afin d'être en prise directe avec les mentalités maliennes. Je me suis également appuyé sur des gens comme Robert Nouzaret. Ma perception des réalités d'ici m'a permis de grandir en tant qu'homme. Ailleurs, on est tellement le nez dans le guidon qu'on ne voit pas au-delà du bout de son nez. Je découvre des choses différentes, sur le plan culturel notamment. Je change et m'ouvre au reste du monde. Etre ici à Bamako, a changé ma vision de la vie. Par rapport aux joueurs africains, les entraîneurs européens devraient plus faire attention à ce que représentent pour eux leur pays et la famille. Tout ça, je l'ai vécu ici.
Il faut respecter les traditions. Respecter pour se faire accepter soi-même. Ça passe par beaucoup d'échanges. Moi, je suis à la Fédé tous les jours, je discute avec le président et le vice-président, afin qu'il n'y ait pas de décalage. L'actualité et le quotidien du pays influent sur mon travail. Il y a l'instabilité politique liée au conflit dans le nord du pays. Récemment, je n'avais pas encore reçu la réponse des autorités par rapport à ma feuille de route pour préparer la CAN. J'ai également assisté à une collecte de fonds à la télévision en faveur des Aigles. Une sorte d'"Aiglethon" compte tenu de la crise. C'est très révélateur de cet amour pour la sélection, de ce patriotisme, alors que les joueurs viennent surtout d'Europe.
Je suis sélectionneur en Afrique par choix, pas par manque de choix. Je voulais entraîner à l'étranger. J'ai reçu plusieurs propositions d'Algérie, de Tunisie, des Emirats et même de Chine. J'ai accepté le Mali, de loin celle qui financièrement était la moins intéressante, parce que vivre une CAN avec le Mali passait devant toutes les offres. Vraiment ! J'aimerais bien que les Aigles fassent au moins aussi bien qu'en 2012, alors qu'on ne les attendait pas. Ça mettrait du baume au cœur. Aujourd'hui, je me sens bien dans ce que je fais. L'idée de rentrer en France me démange-t-elle ? Pas vraiment. J'avais envie de vivre autre chose. Après la CAN, il y aura les éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Après, au-delà de tout ça, l'Europe c'est oui. Bosser en Angleterre me plairait. Les Etats-Unis aussi."
"Ma principale qualité de coach, je crois, c'est ma vitesse d'adaptation. Pour rattraper mon manque d'expérience, j'ai fait le choix de résider à Bamako, afin d'être en prise directe avec les mentalités maliennes. Je me suis également appuyé sur des gens comme Robert Nouzaret. Ma perception des réalités d'ici m'a permis de grandir en tant qu'homme. Ailleurs, on est tellement le nez dans le guidon qu'on ne voit pas au-delà du bout de son nez. Je découvre des choses différentes, sur le plan culturel notamment. Je change et m'ouvre au reste du monde. Etre ici à Bamako, a changé ma vision de la vie. Par rapport aux joueurs africains, les entraîneurs européens devraient plus faire attention à ce que représentent pour eux leur pays et la famille. Tout ça, je l'ai vécu ici.
Il faut respecter les traditions. Respecter pour se faire accepter soi-même. Ça passe par beaucoup d'échanges. Moi, je suis à la Fédé tous les jours, je discute avec le président et le vice-président, afin qu'il n'y ait pas de décalage. L'actualité et le quotidien du pays influent sur mon travail. Il y a l'instabilité politique liée au conflit dans le nord du pays. Récemment, je n'avais pas encore reçu la réponse des autorités par rapport à ma feuille de route pour préparer la CAN. J'ai également assisté à une collecte de fonds à la télévision en faveur des Aigles. Une sorte d'"Aiglethon" compte tenu de la crise. C'est très révélateur de cet amour pour la sélection, de ce patriotisme, alors que les joueurs viennent surtout d'Europe.
Je suis sélectionneur en Afrique par choix, pas par manque de choix. Je voulais entraîner à l'étranger. J'ai reçu plusieurs propositions d'Algérie, de Tunisie, des Emirats et même de Chine. J'ai accepté le Mali, de loin celle qui financièrement était la moins intéressante, parce que vivre une CAN avec le Mali passait devant toutes les offres. Vraiment ! J'aimerais bien que les Aigles fassent au moins aussi bien qu'en 2012, alors qu'on ne les attendait pas. Ça mettrait du baume au cœur. Aujourd'hui, je me sens bien dans ce que je fais. L'idée de rentrer en France me démange-t-elle ? Pas vraiment. J'avais envie de vivre autre chose. Après la CAN, il y aura les éliminatoires de la Coupe du monde 2014. Après, au-delà de tout ça, l'Europe c'est oui. Bosser en Angleterre me plairait. Les Etats-Unis aussi."