Vincent s'est Planté de destination !
En octobre dernier, Vincent Planté avait perdu sa place de gardien numéro un à Arles-Avignon après en avoir pris quatre dans la musette à domicile contre Auxerre. Profitant de la blessure de Cyrille Merville (indisponible au moins deux mois), l'ancien gardien stéphanois retouvera ce soir un statut de titulaire contre... l'AJA, clin d'oeil du destin. Avant cette rencontre, l'ancienne doublure de Jérémie Janot s'est confiée dans La Provence. Extraits.
"Le malheur des uns fait le bonheur des autres. C’est souvent comme ça dans ce métier. Ce n’est pas évident pour moi, surtout par rapport à ce qui s’est passé après le match contre Auxerre. Cyrille était aussi en pleine bourre. Il faut que j’oublie ce contexte. Cyrille va revenir. Et il serait logique que l’entraîneur le remette à sa place. J’ai récupéré un rôle de titulaire par la force des choses. À moi de retrouver le niveau qui était le mien avant de me blesser, de montrer aux gens que je mérite d’être à cette place.
Ces derniers mois, des choix ont été faits, il y a eu un changement d’entraîneur. Le coach a tranché. J’ai fait des erreurs, je les assume. J’ai toujours respecté les choix des entraîneurs. Avec Arles-Avignon, j’ai déjà disputé huit matches de plus qu’à Saint Étienne, où c’était une année "sans". Là-bas, je me suis trompé de destination. Ce n’est pas le cas à l’ACA. À moi de prouver que j’ai la capacité de rebondir.
Le match aller contre Auxerre, rien ne s’était bien goupillé pour moi, du premier au dernier but. C’était très difficile à vivre, notamment quand je me suis fait insulter. Je suis un être humain, pas seulement un joueur de foot. Cela a eu du mal à passer. Mais j’ai tourné la page. Si je pense à ce qui s’est passé pendant et après ce match-là, cela ne peut être que négatif. C’est un match comme un autre. On va essayer de faire douter les Auxerrois et j’espère qu’ils seront encore mal samedi (lire ce soir), à 21 heures. Et pourquoi pas me dépuceler en réalisant un match sans encaisser de but, ce qui ne m’est pas encore arrivé cette saison.
L'appréhension était surtout présente samedi dernier. Je me suis même fait engueuler par le coach car je ne me préparais pas assez vite (rires) ! C’est après le match que je me suis dit que j’aurais pu me blesser sur ma première sortie. Je n’étais pas "chaud". Mon avenir à la fin de la saison ? Rien n’a encore été décidé pour moi. J’ai la chance de pouvoir jouer deux mois. À moi d’en profiter."