Parce qu'à un moment, faut aussi jouer au football !
Les fins de saisons, c'est un peu comme un carrousel. Les mêmes choses reviennent en boucle. C'est le printemps, Roland Garros approche, les pollens nous gênent, le FC Metz est relegué (ou promu, selon l'année) et c'est le retour des statisticiens en chef. Je n'ai rien contre Fabien Torre et ses amis. Je sais qu'on cherche souvent dans les chiffres une façon rationnelle d'expliquer des faits. De se rassurer, aussi, parfois. Mais en football, les chiffres n'existent pas. La fatalité non plus.
J'espère que dans le vestiaire, on ne s'invente pas un doctorat en mathématiques à une journée du terme et qu'on se concentre sur une chose qu'on ne fait plus depuis 3 semaines : jouer au football. Ce jeu (oui !) qu'on semble avoir oublié, à force de calculer combien de points il allait nous manquer pour célébrer une nouvelle accession en Ligue 1.
Revenez aux bases. Et jouez au foot. Depuis l'arrivée du coach Montanier, on avait cru voir naître un groupe. Solidaire, en attaque comme en défense. Des maillots qui se mouillent dans un championnat loin d'être aisé. J'ose espérer qu'au club, personne n'a pensé qu'on était le "PSG de la L2", qu'on allait "rouler sur le championnat" comme d'autres ont pu le dire ou l'écrire. Ceux-là ont une grande bouche mais pas de mémoire. Se rappellent-ils des saisons où l'on flirtait avec le National après une descente ? La dernière fois ne remonte pas à si loin. Je me souviens bien des 7 points de retard sur le premier non relégable fin 2022 après le bug digne d'un gardien PES de Matthieu Dreyer à Annecy. Je personnifie la défaite mais ce soir-là, le naufrage fut collectif. D'ailleurs, il l'est toujours. Tout comme la victoire. Le succès ne se construit jamais seul et les statistiques - encore elles - de buts et de passes dé ne sont là que pour aider les grandes bouches à faire du bruit au lendemain d'un match.
Alors, redevenez ce groupe qui gagne. Pas celui qui promet un resto si untel atteint 15 buts. Les objectifs ne peuvent pas être personnels, mais uniquement collectifs. Il sera temps, après la saison, de tirer les responsabilités de chacun. D'Horneland à Gazidis, en passant par Fahmy, Rosenfeld, Perrin, Soucasse, Rustem et les autres. Les poupées russes d'une direction qui n'est plus bicéphale mais "hexacéphale" si on se prend à inventer des mots. Oui, il sera l'heure de comprendre pourquoi la nouvelle direction des Verts s'entête à sous-estimer les championnats qu'elle dispute, refuse de faire confiance à l'expérience de quelques tauliers de L1 ou de L2 pour préférer des joueurs exotiques qui ne sont manifestement pas prêts à performer. Oui, on interrogera le maintien d'un coach pas exempt de tout reproche sur la relégation et dont les préceptes de jeu n'ont pas changé pour s'adapter aux adversaires et aux tactiques qui se raidissaient de semaines en semaines. Il y aura un temps pour analyser cela, comme il y aura - on l'espère depuis 2 ans - un temps pour que la direction communique, explique, fasse amende honorable pour repartir sur une bonne base.
Cette base sera-t-elle en L1 ? Messieurs, à vous de jouer. Vous n'avez qu'un chiffre à retenir. 90. C'est le temps que vous avez pour tout changer. Renverser la table. Oublier ces 3 défaites et remettre cette institution où elle doit être. Il est l'heure. Arrêtez de calculer. Gagnez !
Potins