À quelques jours de la reprise du championnat, notre fidèle potonaute sam42 revient pour nous sur la dernière saison.
Distance parcourue
Sur ce graphique, en abscisse on a le nombre de kilomètres parcourus par les équipes. Ici, Annecy se démarque largement des autres clubs de L2 avec 119,4 km de moyenne par match.
En ordonnée, on a le nombre de kilomètres parcourus par les adversaires. Là, c'est l'ASSE qui est devant avec 113,5 km.

Les Verts parcourent moins de distance sur un match que la majorité des autres équipes, en étant légèrement au dessous de la moyenne de L2, par contre c'est clairement l'équipe contre laquelle les adversaires doivent augmenter leur débauche d'énergie.
Il est intéressant de une différence entre les valeurs entre les deux entraineurs. Alors que Horneland était décrit comme un "go go go" qui faisait énormément courir ses joueurs, les résultats montrent que ces derniers couraient sous Montanier. À l'inverse, nos adversaires couraient beaucoup plus sous Horneland que sous Montanier. Le Mans avait aussi une énorme débauche d'énergie pour obtenir ses bons résultats tout en étouffant les adversaires.
Courses à haute intensité

Ce graphique est assez proche du précédent, on retrouve les mêmes équipes en tête du nombre de kilomètres parcourus (Annecy, Le Mans, Rodez) sur le nombre de courses haute intensité (abscisse). Par contre, cette fois le Verts sont devancés par Dunkerque et surtout Rodez pour les courses à haute intensité des adversaires (ordonnée).
Là, encore, il y a une différence entre les 2 entraineurs. Contrairement à l'idée reçue, c'est encore sous Montanier qu'il y a une plus haute intensité dans le jeu. L'écart concernant les courses de nos adversaires est sûrement dû au style de jeu. Le déséquilibre et les espaces dans le jeu de Horneland favorisant plus les courses adverses que le jeu plus fermé de Montanier. Il est aussi intéressant de voir que les matchs de Troyes sont souvent ceux avec le moins d'intensité.
Possession et hauteur sur le terrain

Sur ce graphique, on a en abscisse la position moyenne du jeu. Plus on est à droite, plus le jeu des 2 équipes se déroule dans la zone offensive de l'équipe citée. Les valeurs négatives indiquent un jeu dans la zone défensive. Zéro étant l'équilibre entre jeu haut et bas. En ordonnée, on a la possession. On voit ici clairement qu'Annecy, même s'il n'avait pas la possession du ballon, par son pressing intense, obligeait ses adversaires à jouer très bas sur le terrain.
Concernant les Verts, l'équipe a toujours eu une importante possession du ballon. Sur l'ensemble de l'année, la hauteur du jeu a été assez équilibrée. Par contre, on voit un écart entre les 2 entraîneurs. Sous Horneland, le jeu était relativement bas sur le terrain. Alors qu'avec Montanier, on a le 3ème jeu le plus haut sur le terrain avec aussi moins de possession.
Ces chiffres peuvent donner une fausse représentation de ce qui se passait réellement sur le terrain. C'est pour ça qu'il faut les compléter avec un 2ème graphique.

Sur ce graphique, on a en abscisse, les passes effectuées dans le camp adverse et en ordonnée, celles effectuées dans sa zone défensive. On voit, ici, clairement que sous Horneland, on faisait plus de passes en attaque que n'importe quelle autre équipe. Sous Montanier, on en faisait beaucoup moins mais on restait au dessus de toutes les autres équipes sauf Reims. C'est plus dans les passes en zone défensive qu'il y a une différence : sous Montanier, on est la 7ème équipe qui touche le plus de ballons dans cette zone alors qu'on était largement premier sous Horneland.
Occasions

Toujours sur le même principe des données pour l'équipe en abscisse et pour les adversaires en ordonnée. Sur l'année, les Verts sont 3ème au nombres d'occasions créées derrière Troyes et Reims. Pour les occasions subies, on se retrouve à la 6ème place.
Sur ce graphique, on voit facilement l'impact de Montanier sur le travail défensif. L'équipe est 2ème dans les occasions subies derrière Annecy et bien devant le bilan sous Horneland qui n'avait que le 10ème meilleur. La conséquence est un jeu moins prolifique en attaque et une baisse du nombre d'occasions créées.
Expected Goals

Toujours sur le même principe des données pour l'équipe en abscisse et pour les adversaires en ordonnée.
Sur la saison, l'ASSE est en tête pour les xG devant le champion Troyes et Guingamp qui n'aura pas su convertir ces xG en buts, ce qui le pénalisera énormément pour le classement.
Pour les xG subis, on a les 2 plus grosses surprises au classement : Le Mans 2ème et le Red Star 4ème le dominent. Les Verts sont bien situés puisque 2ème ex-aequo avec Le Mans.
Pour l'équipe sous Montanier, bien qu'ayant moins d'occasions que sous Horneland, les Verts ont un bilan xG meilleur avec le premier cité. Côté défense, on voit tout l'apport du travail défensif sous Montanier avec un bilan bien meilleur que celui du Red Star et des autres équipes. Le bilan d'Horneland est moyen mais du coup insuffisant.2
Tirs

Toujours sur le même principe des données pour l'équipe en abscisse et pour les adversaires en ordonnée. Sur ce paramètre, les Verts ont beaucoup tiré mais un peu moins que Reims et surtout le leader Troyes. Par contre, on a subi beaucoup de tirs ce qui nous place sur un bilan moyen de la L2.
Concernant, nos deux entraîneurs, le bilan offensif est similaire, avec un très léger avantage pour Montanier. La grosse différence se fait encore au niveau défensif avec un 3ème meilleur bilan sous Montanier derrière Annecy et Le Mans, contre un médiocre 11ème bilan sous Horneland.
Verticalité

Toujours sur le même principe des données pour l'équipe en abscisse et pour les adversaires en ordonnée. La verticalité est déterminée par le nombre de passes faites en zone offensive par tir. Plus ce chiffre est élevé, moins le jeu est direct. Ici, Rodez est clairement l'équipe qui a le jeu le plus direct et à l'opposé, l'ASSE suivie de près par Dunkerque qui ont le plus de mal à se mettre en position de tir.
En phase défensive, la défense nancéienne est la plus compliquée à manœuvrer, suivie étonnamment, par la 2ème plus mauvaise défense (Pau) et par Le Mans. Les défenses les plus en difficulté sur la gestion des la verticalité sont : Montpellier pourtant meilleur défense ex-aequo, Dunkerque et Amiens. Les Verts viennent après. Clairement, ce paramètre ne détermine pas la qualité de la défense puisque les 2 meilleurs défenses, Montpellier et Le Mans, se situe à l'opposé de ce classement.
Avec Horneland, on voit nettement tout ce qui a posé problème, une difficulté à se mettre en position de tir, heureusement compensée par le volume de passes qui permettait quand même de tirer souvent, mais aussi le déséquilibre défensif qui favorisait le jeu vertical des adversaires. Montanier a su, lui, empêcher le jeu vertical adverse mais même s'il a amélioré le jeu direct de l'attaque stéphanoise, le nombre de passes avant un tir est resté assez élevé.
Pour finir, quelques stats sur les joueurs
Distance parcourue

D'après les stats officielles du site de la Ligue pour les joueurs à plus de 800 minutes de jeu. Il n'y a pas de données précises pour Lamba. Il devrait être proche de Le Cardinal. Peu de surprise, les milieux sont devant, suivis des attaquants et ensuite des défenseurs. Dans ce dernier groupe, les latéraux parcourent plus de distance que les centraux. Duffus est vraiment très haut, sûrement favorisé par ses courts temps de jeu répétés. Boakye lui est assez bas surtout qu'il a fini la saison au milieu. Il est aussi étonnant de voir Nadé aussi bas par rapport aux autres joueurs.
Bilan offensif

Les résultats correspondent au nombre de passes décisives et au nombre de buts hors penalty pour 90 minutes de jeu. On retrouve 3 stéphanois dans les 7 premiers de L2. En tête, Duffus, 6ème Stassin et Davitashvili 7ème. Cardona est en retrait mais a quand même, le 12ème meilleur bilan et plus loin Boakye est 23ème. Ces chiffres montrent bien l'importance de l'attaque stéphanoise et prouve aussi que même s'il aurait pu faire mieux, notre avant-centre belge a fait une saison loin d'être mauvaise.
sam42
Potins