Mounier, le baiseur baisé (2)

02/02/2017
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Dans la Pravda du jour, Anthony Mounier revient sur son passage éclair sous le maillot vert. Extraits.

 

"Je ne me souvenais même plus de ma déclaration [ndp2 : "on les baise les Verts"]. J'avais 22 ans, je jouais à Nice. C'était une joie après un but, après 90 minutes d'efforts. J'avais simplement exulté avec l'adrédaline. Après, il y a des interviews qui m'ont été reprochées, notamment celle de ma non-venue à Saint-Etienne. J'étais un peu remonté contre le club car je devais signer, tout était calé et je n'avais plus eu de nouvelles. J'étais prêt à m'expliquer sur tous ces épisodes.

 

Quand je suis descendu de l'avion, en arrivant à Saint-Etienne, j'ai commencé à recevoir plein de photos. C'était les banderoles. Je me suis dit que ça allait être chaud. Mais la direction pensait pouvoir gérer ça. J'ai entendu dire que certains joueurs auraient refusé de me serrer la main, c'est complètement faux. J'ai même diné avec certains d'entre eux en ville le vendredi soir à Toulouse. Et quand c'était fini, j'ai même échangé des sms avec Loïc Perrin et Jessy Moulin. Je les ai remerciés pour leur accueil.

 

On a réfléchi à des solutions quitte à ce que je dorme au centre de formation pendant quatre ou cinq mois, quitte à ce qu'une personne de la sécurité soit avec moi au quotidien. J'étais prêt à rester tout seul, à faire des allers-retours pour voir ma famille. Parce que dans ces conditions-là, c'est sûr, je laissais ma femme et mes enfants en Italie. Si ça restait dans le cadre sportif, entre les sifflets et les insultes, j'aurais pu le supporter.

 

Quand j'ai vu Jessy Moulin, que je connais depuis tant d'années, s'embrouiller avec les supporters à Toulouse, à l'échauffement, j'ai compris que la situation était plus complexe. Même lui, un pur Stéphanois, n'a pas été écouté. Il a demandé aux supporters de me laisser au moins une chance, de voir si je mouillais le maillot. Ils ne voulaient rien entendre.

 

Roland Romeyer m'a dit : "On a rencontré les supporters, on pensait pouvoir les raisonner mais on avait en face de nous des gens qui ne voulaient rien savoir." Il était hors de question pour certains d'entre eux que je porte le maillot vert. Il fallait trouver une solution en urgence. Il ne me restait que deux jours pour trouver un nouveau point de chute, sachant que j'avais refusé d'autres clubs pour venir à Sainté...

 

Je n'ai pas eu le temps d'avoir peur. Je ne suis même pas resté 24 heures à Saint-Etienne finalement. Je suis arrivé le jeudi soir, j'ai passé la visite médicale le lendemain matin, j'ai fait la conférence de presse et j'ai rejoint le groupe à Toulouse. J'ai commencer à réaliser ensuite quand on m'a rapporté le déferlement de haine sur les réseaux sociaux.

 

Je n'ai pas reçu de menaces de mort personnellement, mais des phrases m'ont été rapportées. C'était plus du domaine de l'intimidation. Elles sont réelles et elles faisaient quand même vraiment peur. Un mec a dit au président qu'il était marié, avec des enfants, mais que ça ne lui posait pas de souci, s'il me croisait, de me démonter et qu'il était prêt à faire cinq ou six mois de prison, pas de problème !"

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