Les facettes de RC7

16/02/2019
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La Pravda de ce samedi publie une interview de Rémy Cabella. Extraits.

"À trois ans, le ballon est venu à moi. Ado, je ne pensais qu'à vivre mon rêve de devenir professionnel. Même pas aux filles. À la base, le foot rend plus heureux que les filles. C'est pour ça que je ne leur courais pas après. D'ailleurs, j'ai rencontré ma femme quand j'avais dix-neuf ans et elle, seize. Elle est importante pour mon équilibre. Une femme, ça t'évite de partir en couilles.

Le foot, ce n'est pas mon métier. C'est mon kiff. Si aujourd'hui, je suis payé pour jouer, j'ai gardé ce truc. Je n'ai jamais fait de choix de carrière pour l'argent. J'ai encore mes petites vidéos de pré-débutant contre mon frère aîné de quatre ans. Je me souviens aussi de la première fois où j'ai vu Cristiano Ronaldo débuter au Sporting Portugal. Mes yeux ont brillé. J'ai appris en imitant les gestes de CR7. Moi, c'est RC7 !

C'est comme ça que j'y suis arrivé et que je me sens bien : en restant moi-même. Pas en étant simple. Ça agace parfois les spectateurs. Mais c'est moi qui ai le ballon sur le terrain, qui ressens les choses et qui décide. C'est mon rôle de dicter le jeu. Quand j'ai un kiff, je l'assouvis. Je marche comme ça, à la folie. J'essaie de ne pas me priver. Je ne suis pas méchant et j'assume mon côté bling-bling. J'ai sauté d'un avion en parachute à Dubaï. Dans ma tête, j'étais tout seul. J'ai crié. Sauter m'a libéré. Une semaine après, j'ai mis un doublé à Nantes. Comme je n'étais pas assuré, je n'ai pas mis les pieds en atterrissant.

Quand j'étais petit et que mes parents partaient faire les courses, on jouait dans notre toute petite cuisine. Un jour, mon frère me retombe dessus. Je lui ai souri et je me suis cassé en biais une dent définitive. Je l'ai gardée, en me disant : le jour où je gagne de l'argent, je me fais plaisir. Et je me suis fait poser des facettes sur mes vraies dents du haut et du bas, à Marseille. Ç'a été long et ça m'a fait souffrir. Des fois, ça fait du bien de savoir ce que ça fait d'avoir mal. Je ne me suis fait refaire que les dents. Le reste, je n'en ai pas besoin !

Il y a un mois, malgré la victoire contre l'OM, je n'étais pas bien au fond de moi. C'était Marseille en face, et j'ai raté mon match. Je n'ai servi à rien et ça m'a touché. Dans ces cas-là, la musique me fait le plus grand bien. J'écoute le groupe Bande à Part et ses reprises de chansons corses - mais pas trop car elles sont avec beaucoup d'émotions - et Jul, un rappeur marseillais. Je chante et je redeviens heureux. Rémy, pas content, faut pas. Ce n'est pas mon mode de vie."

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