Guion, dix ans après

10/11/2018
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L'Union de Reims revient aujourd'hui sur les vertes années de l'entraîneur rémois David Guion. Extraits.

Ainsi va la vie, l’histoire s’amuse de clins d’œil malicieux. L’espièglerie du hasard n’a pas échappé à David Guion, de retour samedi à Saint-Étienne, à la tête du Stade de Reims, dix ans jour pour jour après avoir été évincé du club forézien. "La coïncidence est folle, reconnaît le technicien champenois. Je ne suis plus jamais retourné à Geoffroy-Guichard depuis le 10 novembre 2008. Je vais retrouver le Chaudron avec plaisir, même si ce sera très spécial."

À l’époque, le Manceau occupe depuis dix-sept mois un rôle d’adjoint de Laurent Roussey, plus spécifiquement en charge de l’étude des adversaires et du suivi des jeunes joueurs de l’effectif. La saison précédente a été couronnée de succès. Après une victoire éclatante face à Monaco (4-0), les Verts achèvent le championnat à une 5e place synonyme de qualification pour la Coupe de l’UEFA pour la première fois depuis 26 ans. "C’était l’apothéose de résultats magnifiques avec un jeu flamboyant, raconte Guion. Dans la soirée, une grande fête avait été organisée avec les supporters à l’Hôtel de Ville."

Six mois plus tard, au lendemain d’une défaite face à Rennes (0-3), la cinquième consécutive en Ligue 1, qui plonge l’équipe forézienne en position de relégable, Laurent Roussey est démis de ses fonctions, remplacé par Alain Perrin. "Le staff ayant été destitué, j’ai préféré quitter le club plutôt que d’accepter le poste de recruteur qui m’a été proposé, explique l’intéressé. Au chômage, je suis retourné à la fac pour préparer un diplôme en coaching et préparation mentale à l’Université de Dijon."

La fin d’un bail commencé six ans et demi plus tôt après avoir débuté une carrière d’entraîneur avec l’équipe réserve d’Istres, là où s’est terminée sa carrière de joueur professionnel en 2001. "On m’a sollicité pour devenir directeur du centre de formation. J’avoue avoir été un peu surpris par la proposition, mais un club aussi populaire que Saint-Étienne ne se refuse pas, confie-t-il. À l’époque, il végétait en Ligue 2. On m’a demandé de structurer la préformation, tout en manageant les 14 ans fédéraux et en supervisant des matches pour collaborer avec Frédéric Antonetti, l’entraîneur principal."

Au fil du temps, l’emploi de David Guion évolue. Remplacé en 2005 par Luc Bruder à la tête de la pépinière des Verts, où il a notamment accompagné l’éclosion de Joshua Guilavogui, Emmanuel Rivière ou Faouzi Ghoulam, il est appelé par Laurent Roussey au moment où il prépare le Brevet d’entraîneur professionnel de football (BEPF). "À partir de là, j’ai compris beaucoup de choses, avance le Sarthois. Car au-delà de l’aspect purement sportif, diriger un groupe pro exige une approche humaine déterminante. Dans un vestiaire où les personnalités sont aussi fortes que Janot, Feindouno, Perrin, Ilan, Landrin, Payet, Matuidi ou Gomis, l’entraîneur ne peut pas tout gérer seul. Il a besoin de très bien s’entourer afin de déléguer certaines prérogatives à son staff."

 

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